Enquête sur les maladies chroniques dans Le Monde

Enquête sur les maladies chroniques dans Le Monde

Le Monde publie aujourd’hui une enquête fort intéressante, titrée « Les maladies chroniques bousculent la médecine« , dans le supplément Sciences et Médecine du journal daté du mercredi 22 mars 2017 (article complet réservé aux abonnés). Cet article est basé sur un nouveau livre Les Maladies chroniques: Vers la troisième médecine. Partant du constat que 20 millions de personnes en France sont concernées par ces pathologies, les journalistes du Monde constatent que c’est le fruit du vieillissement de la population mais aussi… des progrès médicaux.

Ces maladies prises en charge à 100 % par la Sécurité Sociale représentent 10 millions d’assurés, répartis sur 29 affections de longue durée. Dont, pour ce qui nous concerne, « les maladies chroniques actives du foie ».

En France comme ailleurs, l’inflation des maladies chroniques tourne à l’épidémie. A première vue, il s’agit d’un ensemble hétérogène, comprenant aussi bien des pathologies cardio-vasculaires que neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, des cancers, des atteintes psychiatriques, des défaillances du foie, des reins… Ces maladies qui touchent tous les organes ou tissus ont pourtant des points communs.
« Cette épidémie est la rançon du vieillissement de la population, des dégâts environnementaux et, paradoxalement, des progrès médicaux », soulignent dans leur introduction, les quatre auteurs principaux du livre Les Maladies chroniques: Vers la troisième médecine.

Une maladie chronique est considéré par les auteurs de ce livre comme « un défi pour celui ou celle qui va devoir vivre avec, durant toute son existence ».

« Lorsqu’il est malade, il est devenu autre », analysait Georges Canguilhem dans Le Normal et le Pathologique (PUF),en 1943. Le philosophe et médecin définissait la maladie comme « une nouvelle norme de vie ». Cette vision n’a rien perdu de son actualité. « On ne s’habitue jamais à la maladie, on ne perd jamais le sentiment d’injustice et la colère profonde qu’elle alimente », affirme la philosophe Claire Marin, l’une des 74 coauteurs de l’ouvrage.
« Comment retrouver cette confiance dans la vie, si éprouvée par la maladie, et comment la restaurer… malgré la certitude de nouvelles ­déceptions à venir ? », questionne-t-elle. Rares, très rares, sont ceux pour qui – comme le philosophe Philippe Barrier, dont le diabète a été diagnostiqué à 16 ans –, la maladie « d’une certaine façon, est ce qui lui a (re)donné la vie ».

Les auteurs font une remarque intéressante, qui nous touche particulièrement en tant qu’association de malades :

Si certains patients chroniques restent dans le déni, la maladie devient pour d’autres le centre de leur vie. « C’est parmi eux qu’on trouve les ­patients experts, désireux de s’impliquer pour les autres », pointe le professeur Grimaldi. Ils ­deviennent spécialistes de leur maladie et de ses traitements, des sachants voulant même être des pairs des professionnels de santé.
« Au départ, ces patients experts nous ont pris à contre-pied, puisque nous essayons justement de ne pas assimiler un malade à sa maladie. Aujourd’hui, nous travaillons ensemble, et il faut que chacun trouve sa place », poursuit le diabétologue. Ce mouvement de démocratie sanitaire prend de l’ampleur, et on voit même se développer des universités de patients.

Le constat est que le système est peu adapté au suivi de ces maladies chroniques.

Pendant des années, l’aphorisme « Le patient vient voir le médecin et le médecin vient voir des maladies » était de mise. Le système reste encore fondé sur une organisation ancienne, centré sur la maladie aiguë.
« La troisième médecine ne ­relève ni d’un exercice isolé de la médecine ni de la médecine de haute technicité (…) Le modèle adapté est une médecine intégrée (biomédicale, pédagogique, psychologique et sociale), qui doit être coordonnée entre soignants, paramédicaux, personnels administratifs, travailleurs sociaux… ».

Les auteurs du livre rassemblent des propositions dans une « charte pour une santé solidaire ».

Outre le respect des malades, qui passe par un ­accompagnement à tous niveaux, pas seulement médical, ils préconisent plus de formation, de prévention et d’éducation à la santé, dès l’école, la création d’un coordinateur des maladies chroniques pour permettre au patient de se repérer et de mieux s’orienter…

Espérons que le prochain ou la prochaine ministre de la santé prenne en compte cette nouvelle dimension dans sa politique de santé.

Pour commander le livre Les maladies chroniques:
[lien sponsorisé, albi recevra une petite commission sur la vente si vous commandez via ce lien. Vous pouvez bien entendu également le commander chez votre libraire préféré.]

> création: PhDu, albi, le 21/03/2017
> rédaction: PhDu, albi, mars 2017
> source: presse, mars 2017

CBP – cholangite biliaire primitive – finalement le changement du nom !

Après de nombreuses discussions au niveau international, ce qui était notre souhait de longue date est arrivé : la maladie précédemment connue comme « cirrhose biliaire primitive » s’appelle maintenant « cholangite biliaire primitive ». Toutefois l’acronyme étant le même, cela rend plus facile les recherches sur internet. Il s’agit toujours de « CBP » mais cette fois-ci sans la connotation cirrhose.

Nos avons compté avec un avocat très prestigieux et efficace, le Professeur Raoul Poupon, qui est intervenu dans ce sens dans plusieurs congrès internationaux. [Lire l’article du Journal of Hepatology Changing nomenclature for PBC: From ‘cirrhosis’ to ‘cholangitis’ (en anglais)]

Compte tenu des habitudes prises, nous allons maintenir la double dénomination pendant quelques mois.

Angela Leburgue octobre 2015

 

> création: AnLe, albi, le 31/10/2015
> sources: albi + divers

 

 

 

Journée internationale des Maladies Rares 29 février 2012

Ce mercredi 29 février 2012 a eu lieu la journée internationale des Maladies Rares qui a suscité des manifestations de l’Alliance Maladies Rares, non seulement à Paris mais en de nombreuses Régions.

A cette occasion il faut rappeler que l’on enregistre en France 7 000 Maladies Rares: si les Malades sont rares, les malades qui en souffrent eux sont nombreux : environ 3 millions de personnes soit 1 personne sur 20 !!

Cette journée internationale, a vu également la naissance officielle de la FONDATION MALADIES RARES.

Mesure phare du deuxième plan national maladies rares (période 2011-2014), la création de cette organisation a pour mission de promouvoir, fédérer et financer la recherche translationelle et fondamentale sur toutes les maladies uniques. L’Inserm, l‘Association française contre les myopathiesl’Alliance maladies rares, la Conférence des directeurs généraux de centres hospitaliers régionaux et universitaires et la Conférence des présidents d’université sont parties prenantes dans la Fondation, et se sont engagés à coordonner leurs recherches et efforts respectifs au bénéfice des malades.

Le lancement a eu  lieu à l’Académie des Sciences, en présence de Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche et Nora Berra, Secrétaire d’État chargée de la Santé. Deux personnalités scientifiques de premier plan, le professeur émérite Jean-Pierre Grünfeld (Université Paris Descartes) et le professeur Nicolas Lévy (GIS-Institut des Maladies Rares), ont pris la parole pour souligner l’importance de l’alliance de tous les acteurs de la recherche et du soin.

Notre association, en tant que membre de l’Alliance Maladies Rares comme en son nom propre , cherchera à utiliser au mieux cette nouvelle structure dans l’intérêts des patients atteints des maladies qui sont l’objet  d’ALBI.

> création: DaLe, albi, le 02/03/2012
> source: albi + divers
albi visite le Centre de Compétences de Lille

albi visite le Centre de Compétences de Lille

Nous avons rendu visite au Centre de Compétences de Lille, situé à l’Hôpital Claude Huriez au CHRU de Lille, et qui couvre la région Nord Pas-de-Calais.

La visite a été très positive et fait partie d’un tour de France des Centres de Compétence. Ces visites ont pour objectif de nous aider à mieux les connaître, leur problématique régionale, les moyens disponibles, etc.
Nous avons présenté l’association, discuté sur des possibles projets de coopération et nous nous sommes mis à leur disposition pour aider les malades de la région, dans le cadre des missions d’albi.

Nous avons l’intention de créer des groupes régionaux autour des Centres de Compétence, répondant à une demande croissante de nos adhérents qui veulent avoir des réunions et manifestations ailleurs qu’à Paris. Mais, comme il faut avoir une masse critique et un pôle autour duquel les malades puissent se regrouper, c’est avec l’aide des Centres de Compétences que nous pouvons avoir plus de chance de concretiser cet objectif.

> création: AnLe, albi, le 05/11/2011
> source: albi