L’Urso est efficace dans un modèle expérimental d’hépatite autoimmune

Il a été rapporté que l’urso (Acide Ursodésoxycholique) pourrait être efficace dans certaines formes d’intensité modérée d’hépatite auto-immune.

En outre, ses propriétés immunosuppressives in vivo sont mal connues. Les auteurs japonais ont étudié dans cette étude les effets de l’urso dans un modèle d’hépatite auto-immune, bien établi (Eur J Pharmacol, 2008, 6 : 578). Dans ce modèle, l’urso a réduit l’importance de la nécrose hépatique et de l’inflammation et en même tempsa réduit les concentrations de cytokines impliquées dans cette hépatite à savoir le Tumor Necrosis Factor et le Macrophage Inflammatory Protein 2.

Dans une autre étude, ces chercheurs ont montré que l’urso protégeait le foie en induisant également les défenses contre le stress oxydatif.

Publié dans Le point recherche #3 | Septembre 2008 | Rédaction Prof. Poupon Centre de Référence des Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires, Hôpital Saint Antoine

De très fortes doses d’Urso sont efficaces et bien tolérées au cours des cholangites sclérosantes primitives (CSP)

Dans la cirrhose biliaire primitive, la dose standard d’urso est de 15 mg/kg/jour.

En revanche, au cours des cholangites sclérosantes primitives et des manifestations hépatiques de la mucoviscidose, on admet que les doses standard sont de l’ordre de 20 mg/kg/jour. Afin de compter l’efficacité de l’urso dans les CSP, les doses supérieures à 20 mg/kg/jour pourraient être nécessaires.

Dans cette étude réalisée en Allemagne et en Angleterre (Cullen SN et coll, J Hepatol 2008, 48 : 792), les auteurs ont étudié les effets de trois doses d’urso 10 mg/kg/jour, 20 mg/kg/jour ou 30 mg/kg/jour. Trente et un patients ont été randomisés pour ces trois doses et étudiés sur une durée de deux ans. Les tests biochimiques hépatiques se sont améliorés chez tous les patients, cependant la probabilité de survie à 1-4 ans était significativement améliorée seulement chez les patients traités par les très fortes doses. Ces très fortes doses n’ont pas entrainé d’effet secondaire. Une tendance à l’amélioration de l’histologie a également été observée avec ces fortes doses.

Les auteurs concluent donc que ces résultats sont très encourageants et nécessitent une évaluation à plus grande échelle compte-tenu du petit nombre de patients inclus dans cette étude (Cullen SN et coll, J Hepatol,2008,48:792).

Publié dans Le point recherche #3 | Septembre 2008 | Rédaction Prof. Poupon Centre de Référence des Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires, Hôpital Saint Antoine

Note d’information pour la cholangite sclérosante primitive

Communiqué du Professeur Raoul Poupon, chef du service d’hépatogastroentérologie de l’hôpital Saint Antoine à Paris ( 22 décembre 2008)

 » Un essai thérapeutique contrôlé destiné à tester l’efficacité de l’acide ursodésoxycholique à très fortes doses, 30 mg/kg/jour, soit des doses doubles de celles généralement utilisées a été mené aux USA et arrêté prématurément du fait de la survenue d’un nombre anormalement élevé de complications dans le groupe de malades  recevant le traitement.

Dans ces conditions, le centre de référence des maladies inflammatoires du foie et des voies biliaires recommande de ne pas utiliser des doses journalières d’acide ursodésoxycholique supérieures à 20 mg/kg/j dans le traitement des cholangites sclérosantes primitives. »

L’association ALBI recommande aux malades qui seraient éventuellement concernés par le communiqué du Professeur Poupon de prendre aussitôt contact avec leur spécialiste en leur montrant ce communiqué afin que leur prescription soit changée. Au besoin leur spécialiste pourra prendre contact avec le Professeur Raoul Poupon.

> création: DaLe, albi, le 02/01/2009
> rédaction: albi + RaPo, médecin, 22/12/2008