29 novembre 2025 : Journée d’informations Médicales à Paris, clôture des inscriptions le 16 novembre !

29 novembre 2025 : Journée d’informations Médicales à Paris, clôture des inscriptions le 16 novembre !

Notre association albi organise sa 19 ème  Journée d’ Informations Médicales depuis 2004 destinée aux personnes atteintes de maladies rares inflammatoires du foie et des voies biliaires  et à leurs proches.

La prochaine Journée d’Informations Médicales organisée par albi aura lieu le samedi 29 novembre 2025 à PARIS de 9h30 à 17h30 dans un très beau lieu prestigieux de Paris.

La journée permettra aux malades et leurs familles de mieux les informer sur les maladies et la Recherche. Elle a aussi comme vocation de permettre de fructueux échanges avec et entre d’éminents spécialistes et chercheurs français, de rencontrer et d’échanger en personne avec d’autres malades et leur famille. Le tout sera facilité par un petit-déjeuner, des pauses le matin et l’après-midi et un déjeuner qui assureront des échanges conviviaux et amicaux entre toute l’assistances et les conférenciers. 

Les conférenciers sont des professeurs, médecins et chercheurs  ainsi éventuellement que d’autres intervenants appartenant à des organismes de la Santé. Ces conférenciers feront le point sur les recherches en cours, notamment celles soutenues financièrement par albi, et plus généralement sur les maladies qui sont l’objet de l’association (Cholangite Biliaire Primitive, Cholangite Sclérosante Primitive, Hépatite Autoimmune , syndrome LPAC) notamment via notre traditionnelle table ronde de spécialistes d’hépatologie répondant à des questions posées à l’avance par la communauté des adhérents d’albi. Ils pourront dialoguer avec la salle par un jeu de « questions- réponses » revêtant un caractère général.

Comment participer à cette journée-conférence ?

• Un tarif (35€), très inférieur au prix coûtant d’environ 180 euros est réservé aux membres de l’association à jour de leur cotisation de 2024 et/ou 2025 et à leurs accompagnants (45€) qui auront reçu ou recevront directement des bulletins pour s’inscrire. 

• Pour les personnes qui ne sont pas membres d’albi, ni accompagnants, devenez adhérent(e) d’albi, vous pourriez ainsi bénéficier du tarif adhérent !

 Adhérer à albi, c’est s’aider soi-même si on est malade, c’est aider les autres malades, permettre l’amélioration de leurs parcours de soins, et financer la recherche ; le tout à moindre frais, les 2/3 de votre contribution financière étant pris en charge par l’Etat! : une cotisation minimale de 20 euros annuelle (inchangée depuis 22 ans) ne coûte grâce à la réduction fiscale de 66% que moins de 7 euros !

En cliquant ici  pour adhérer à albi, avant le 13 novembre 2025, vous pourrez valider votre bulletin d’inscription au tarif adhérents.

Nous vous attendons nombreux !

> Rédaction DaLe, albi 25/08/2025

> Mise à jour DaLe, albi 10/11/2025


> Sources : albi

Le projet CSP du Dr Gautheron, soutenu par albi, primé par la Fondation Groupama

Le projet CSP du Dr Gautheron, soutenu par albi, primé par la Fondation Groupama

Le Dr Jérémie Gautheron, responsable de l’équipe « Maladies Biliaires et Métaboliques du Foie » au sein du Centre de Recherche Saint-Antoine (CRSA), associé à Sorbonne Université et à l’Inserm, reçoit le Prix de Recherche Maladies Rares de la Fondation Groupama doté de 500 000 euros sur cinq ans pour poursuivre ses travaux sur la cholangite sclérosante primitive (CSP), avec l’espoir d’améliorer les options thérapeutiques de cette maladie rare incurable.

L’association albi soutient depuis plusieurs années le Dr Gautheron et son équipe, et se réjouit de cette distinction méritée qui récompense un travail fondamental pour l’avenir du traitement de la CSP.


La cholangite sclérosante primitive est caractérisée par des lésions inflammatoires et fibrotiques des voies biliaires. En évoluant, elle provoque une cirrhose biliaire secondaire et, dans les formes les plus sévères, elle évolue vers le cancer des voies biliaires. Dans 70 % des cas, la CSP est associée à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI).

Jérémie Gautheron et son équipe explorent un mécanisme potentiellement clé dans la progression de la CSP : la nécroptose, une forme de mort cellulaire programmée. Les processus inflammatoires étant étroitement liés aux phénomènes de mort cellulaire dans les maladies chroniques du foie, leur hypothèse : un cercle vicieux entre inflammation et nécroptose serait à l’origine de la maladie. Dans ce contexte, l’inhibition de la nécroptose
pourrait constituer une nouvelle piste thérapeutique.

Mené à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, le projet combine recherche pré-clinique et clinique, en partenariat étroit avec les patients.

« Aujourd’hui, la transplantation hépatique reste la seule option curative, mais plus de 30 % des patients rechutent dans les 5 ans. Il est donc urgent d’identifier des traitements pharmacologiques curatifs, c’est ce que rend possible le soutien de 500 000 euros sur cinq ans accordés par la Fondation Groupama. » indique Jérémie Gautheron.

Les impact sociaux et économiques de la maladie

Les personnes atteintes de CSP sont jeunes, avec un âge médian au diagnostic de 40 ans. Les conséquences sociales de la maladie sont lourdes, tant pour le malade que pour sa famille. La maladie peut être responsable de déscolarisation chez les enfants et les adolescents malades et d’isolement social. La CSP entraîne également des coûts de santé élevés, incluant des dépenses annuelles de soins et d’hospitalisation, ainsi que d’importantes pertes économiques pour les patients.

Julie (le prénom a été modifié), une jeune malade de 19 ans témoigne : « Atteinte d’une CSP associée à une maladie de Crohn à l’âge de 16 ans 1/2, le diagnostic a été posé après 3 longs mois d’hospitalisation… un choc… Depuis toujours, j’ai un projet professionnel qui me tient à cœur : devenir médecin. Malgré la fatigue importante et récurrente, j’essaye de me maintenir à mon maximum en respectant mes limites. Ma plus grosse crainte pour l’avenir est la transplantation hépatique, mais je garde espoir en la recherche et en la découverte de nouveaux traitements qui pourraient aboutir à la guérison. »

A terme, ce projet qui suscite beaucoup d’espoirs chez les personnes vivant avec une CSP, pourrait également permettre d’améliorer la compréhension d’autres maladies hépatiques cholestatiques et inflammatoires.

Le Prix de Recherche Maladies Rares : un rendez-vous désormais biennal entre la Fondation Groupama et les instituts de recherche français

« Aujourd’hui, 94% des maladies rares sont sans traitement curatif. Derrière ce chiffre, il y a une réalité : celle de la vie de millions de malades et de leur famille qui placent beaucoup d’espoirs dans la recherche médicale. Il est pour nous essentiel de contribuer à faire avancer les découvertes scientifiques. C’est l’ambition de notre Prix de Recherche Maladies Rares. L’expertise de l’équipe de Jérémie Gautheron dans les maladies hépatiques, combinée à l’implication de l’association et des malades dans le projet, ne peut que renforcer ses chances de succès et son impact social. », explique Sylvie Le Dilly, Présidente de la Fondation Groupama.

Acteur privé de référence dans la lutte contre les maladies rares, la Fondation Groupama s’engage depuis 25 ans en faveur de la recherche scientifique et accompagne les chercheurs et institutions dans leurs projets. Elle a soutenu plus de 60 projets de recherche depuis sa création. Pour renforcer son engagement dans la lutte contre les maladies rares, elle a créé en 2017 le Prix de Recherche Maladies Rares. Doté de 500 000 euros, il est destiné à soutenir, pendant cinq ans, une équipe dirigée par un chercheur confirmé et ouvrant une voie novatrice dans les maladies rares. Le Dr Jérémie Gautheron est le troisième lauréat de ce prix.

Un soutien philanthropique d’envergure pour Sorbonne Université via sa Fondation Sorbonne Université se réjouit de l’engagement de la Fondation Groupama, qui distingue l’excellence scientifique portée par l’un de ses chercheurs. Cette reconnaissance est rendue possible grâce à la mobilisation de la Fondation Sorbonne Université, fondation partenariale et moteur d’un écosystème où dialoguent recherche académique, monde économique et philanthropie.

« En choisissant de soutenir un projet de recherche aussi ambitieux, la Fondation Groupama permet à Jérémie Gautheron et à son équipe de disposer de moyens à la hauteur des enjeux médicaux et sociétaux qu’ils portent. Ce prix prestigieux renforce ainsi la capacité de l’université à répondre à l’un de ses objectifs fondamentaux : produire des connaissances nouvelles et les mettre au service du plus grand nombre ». Nathalie Drach-Temam, Présidente de Sorbonne Université.

Un projet mené en partenariat avec l’association Albi

Jérémie Gautheron et son équipe entretiennent un partenariat de longue date avec l’association Albi « Association pour la Lutte contre les maladies inflammatoires du foie et des voies Biliaires ». Cette association, agréée par le ministère de la Santé, soutient et accompagne les malades, et finance également des programmes de recherche, dont celui de Jérémie Gautheron.

« Cette équipe a été lauréate, cette année, d’un financement complémentaire de 25 000 euros par notre association. Il s’agit d’un engagement important qui témoigne de la confiance que nous plaçons dans cette équipe. » complète Angela Leburgue, Présidente de l’association.

Au-delà, ce partenariat entre les chercheurs et l’association permet d’intégrer les besoins des malades tout au long du projet.

Malade de Cholangite Sclérosante Primitive, avez vous adapté votre alimentation ?

Malade de Cholangite Sclérosante Primitive, avez vous adapté votre alimentation ?

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Notre association albi  est membre du Comité Directeur de l’ERN-LIVER (organisation publique regroupant experts d’hépatologie et responsables d’associations de patients européens et financée par la commission européenne).

Afin de comprendre comment  les malades atteints de  Cholangite Sclérosante Primitive (CSP) au sein de la communauté européenne ont adapté leur alimentation à cette maladie, une enquête est organisée en Europe auprès des malades  afin de connaître les modifications apportées à leur alimentation et d’identifier les principales sources d’informations sur lesquelles les malades s’appuient pour obtenir des conseils diététiques.  
Votre participation à cette enquête est essentielle : les résultats de l’étude contribueront également à améliorer  les ressources et  les moyens permettant aux malades à mieux adapter leur alimentation  à leur situation.

Si vous est atteint(e) de CSP ou proche d’un malade pour qui vous pouvez remplir le questionnaire, Merci de répondre à cette enquête en cliquant ici .

Attention!: la première page du questionnaire apparaîtra en anglais, pour l’obtenir en français il suffit en haut à droite de cliquer sur le menu déroulant « Language » et choisir français. 

Une synthèse de l’enquête sera communiquée lorsque nous en connaîtrons les résultats de façon générale  sur notre site internet (et autres supports numériques). 

Plus vous serez nombreux à participer à cette enquête, plus les résultats en seront représentatifs!

D’avance Merci de votre participation.

> Rédaction DaLe, albi 06/02/2025
> Sources : ERN-LIVER

19 octobre 2024 : Journée d’informations Médicales à Paris !

19 octobre 2024 : Journée d’informations Médicales à Paris !

Depuis 20 ans (hormis les 2 années et demie « Covid »), l’association albi organise sa Journée d’ Informations Médicales destinée aux personnes atteintes de maladies inflammatoires du foie et des voies biliaires  et à leurs proches.

Nous avons donc le plaisir d’annoncer que la prochaine Journée d’Informations Médicales organisée par albi aura lieu le samedi 19 octobre 2024 à PARIS de 9h30 à 17h30.

Organisée dans un très beau lieu agréable de Paris, cette journée permet aux malades et leurs familles de mieux s’informer sur les maladies et la Recherche, d’échanger avec d’éminents spécialistes et chercheurs français, et de rencontrer d’autre malades et leur famille pour qui, le petit-déjeuner, les pauses du matin et de l’après-midi et le déjeuner assurent des échanges conviviaux et amicaux entre toute l’assistances et les conférenciers. 

Les conférenciers sont des professeurs, médecins et chercheurs  ainsi éventuellement que d’autres intervenants appartenant à des organismes de la Santé. Ces conférenciers feront le point sur les recherches en cours, notamment celles soutenues financièrement par albi, et plus généralement sur les maladies qui sont l’objet de l’association (Cholangite Biliaire Primitive, Cholangite Sclérosante Primitive, Hépatite Autoimmune , syndrome LPAC) notamment via une table ronde répondant à des questions posées à l’avance par la communauté des adhérents d’albi. Ils pourront dialoguer avec la salle par un jeu de « questions- réponses » revêtant un caractère général.

Comment y participer ?

• Un tarif privilégié (35€) est réservé aux membres de l’association à jour de leur cotisation de 2023 et/ou 2024 et à leurs accompagnants (45€) qui auront reçu ou recevront directement des bulletins pour s’inscrire.

• Pour les personnes qui ne sont pas membres d’albi, ni accompagnants, le tarif normal, calculé au prix de revient coûtant, est de de 170 euros par personne. Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

Toutefois en devenant adhérent(e) d’albi, vous pourriez bénéficier du tarif fortement réduit accordé aux adhérents (35 euros!).

Alors pourquoi ne pas rejoindre albi ? Adhérer à albi, c’est s’aider soi-même si on est malade, c’est aider les autres malades, permettre l’amélioration de leurs parcours de soins, et financer la recherche ; le tout  à moindre frais, les 2/3 étant pris en charge par l’Etat! : une cotisation minimale de 20 euros annuelle (inchangée depuis 21 ans) ne coûte grâce à la réduction fiscale de 66% que moins de 7 euros !

En cliquant ici  pour adhérer à albi, avant le 07 octobre 2024, vous recevrez le bulletin d’inscription au tarif réduit réservé aux adhérents.

Nous vous attendons nombreux !

> Rédaction DaLe, albi 07/08/2024
> Sources : albi  
Iqirvo (Elafibranor), nouveau traitement de la CBP

Iqirvo (Elafibranor), nouveau traitement de la CBP

Un nouveau médicament pour le traitement de la CBP devrait arriver prochainement sur le marché : l’Elafibranor, sous la marque Iqirvo, vient de recevoir l’avis favorable du comité scientifique de l’Agence européenne des médicaments (AEM).

L’Elafibranor s’adresse aux patients qui n’ont pas une réponse suffisante à l’acide ursodésoxycholique, ou y sont intolérants. Sa disponibilité prochaine serait une bonne nouvelle pour les patients qui sont dans ces cas, surtout après le destin chaotique de l’Ocaliva.

L’Elafibranor a été développé par la biotech Genfit, qui a passé un accord avec le laboratoire Ipsen pour sa commercialisation. Ces deux structures plaçaient beaucoup d’espoir dans ce nouveau médicament, développé pour traiter la NASH (stéatose hépatique non alcoolique), un énorme marché potentiel. Mais les tests cliniques n’ont finalement pas été concluants, révélant cependant que l’Elafibranor était efficace dans les cas de Cholangite Biliaire Primitive. Un nouvel exemple de l’incertitude des processus de recherche médicale.

La date de disponibilité effective de l’Iqirvo n’est pas annoncée, l’autorisation de mise sur le marché dépend encore de l’évaluation des autorités médicales françaises, la décision finale au niveau européen étant prévue pour le troisième trimestre.

Quelques extraits du communiqué de presse d’Ipsen annonçant l’avis sur Iqirvo, conjointement à celui d’un médicament pour une autre maladie biliaire :

Ipsen reçoit des avis positifs du CHMP pour Iqirvo® (elafibranor) dans la cholangite biliaire primitive et Kayfanda® (odévixibat) dans le syndrome d’Alagille, deux maladies rares du foie cholestatiques

Ipsen a annoncé aujourd’hui avoir reçu deux avis positifs du Committee for Medicinal Products for Human Use (CHMP), le comité scientifique de l’Agence européenne des médicaments (AEM), pour deux médicaments différents contre des maladies cholestatiques rares issus du portefeuille en croissance du Groupe. Iqirvo® (elafibranor) est recommandé pour le traitement de la cholangite biliaire primitive (CBP) en association avec l’acide ursodésoxycholique (UDCA) chez l’adulte présentant une réponse inadéquate à l’UDCA, ou en monothérapie chez les patients intolérants à l’UDCA.

« Nous sommes ravis d’avoir reçu le même jour des avis positifs du CHMP pour deux nouveaux médicaments potentiels dans le traitement des maladies rares du foie cholestatiques. Il s’agit là d’un accomplissement rare, qui témoigne de notre engagement à répondre aux besoins médicaux non satisfaits des patients atteints de ces maladies, » a déclaré Christelle Huguet, Vice-Présidente Exécutive, Directrice de la R&D. « La CBP peut provoquer des lésions au niveau du foie, voire une insuffisance hépatique en l’absence de traitements efficaces. La décision communiquée ce jour nous rapproche de notre objectif de proposer aux patients Iqirvo, qui améliore de manière significative les biomarqueurs de la progression de la maladie sans aggraver les symptômes. 

Premier de sa classe thérapeutique, Iqirvo est un agoniste des récepteurs activés par les proliférateurs de peroxysomes (PPAR). Il est administré par voie orale. Ipsen a signé un accord de licence avec Genfit pour Iqirvo en 2021. L’avis positif du CHMP se base essentiellement sur les données de l’essai de Phase III ELATIVE. Le critère composite a été atteint, les résultats démontrant des améliorations statistiquement significatives des taux d’alkaline phosphatase (ALP) et de bilirubine totale (BT), biomarqueurs de la progression de la CBP. Pour le critère d’évaluation secondaire clé utilisant le score WI (Worst Itch) NRS, une tendance à l’amélioration du prurit (démangeaisons) a été observée pour elafibranor par rapport au placebo, non significative sur le plan statistique. Deux autres mesures de résultats secondaires rapportés par les patients ont été utilisées pour évaluer les démangeaisons. Des réductions plus importantes ont été observées avec Iqirvo par rapport au placebo à la semaine 52, telles que mesurées dans la section relative aux démangeaisons du questionnaire « PBC-40 » (différence moyenne LS -2,3 ; IC 95 %, -4,0 à -0,7) et le score total de l’échelle « 5-D Itch » (différence moyenne LS -3,0 ; IC 95 %, -5,5 à -0,5)1.

« La CBP est une maladie évolutive dans laquelle un grand nombre de patients sont intolérants ou ne répondent pas aux traitements actuellement disponibles. La maladie peut alors progresser de façon continue, et ne sera pas détectée avant le prochain rendez-vous chez le médecin du patient, or il peut s’écouler jusqu’à 12 mois entre chaque consultation, » explique le Professeur Marco Carbone, professeur de gastro-entérologie à l’Université de Milan-Bicocca et spécialiste en hépatologie, Centre de transplantation hépatique Niguarda, Milan. « Il est important non seulement que nous examinions régulièrement nos patients atteints de CBP pour nous assurer que les taux d’alkaline phosphatase (ALP) et de bilirubine se situent dans les limites normales, mais également que nous échangions sur les symptômes pouvant altérer leur qualité de vie, et qui sont ainsi susceptibles de conduire à un arrêt des traitements actuels. »  

Rédaction : PhDu, albi, 02/08/24
Source : communiqué Ipsen

Faux espoir pour le traitement du Covid par acide urso

Faux espoir pour le traitement du Covid par acide urso

En décembre 2022 la revue scientifique de référence Nature publiait un article titré « un médicament pour le foie réduit l’entrée dans les cellules du SARS-CoV-2 », responsable du Covid-19 (A liver drug reduces SARS-CoV-2 entry into cells).

L’article faisait part d’une étude, menée au Wellcome–MRC Cambridge Stem Cell Institute, à Cambridge en Angleterre, qui concluait que « un médicament largement utilisé appelé UDCA (UrsoDesoxycholic Acid / acide ursodésoxycholique) réduit l’infection par le SRAS-CoV-2 dans les structures organoïdes humaines, les animaux et les organes humains maintenus à l’extérieur du corps. Les personnes utilisant l’UDCA pour des problèmes hépatiques sont moins susceptibles de développer une forme grave du COVID-19 que les personnes qui ne l’ont pas utilisé. Le traitement par l’UDCA pourrait aider à protéger les personnes dont le système immunitaire est affaibli et offrir une protection contre les variantes résistantes aux vaccins. »

Cette étude reposait sur des tests sur des animaux et des organes humains issus de dons d’organes, puis un tout petit échantillon de 19 personnes. Les auteurs appelaient à une étude clinique avec un échantillon plus large pour valider l’usage de l’acide urso en parallèle avec la vaccination.

Etant de fins connaisseurs de l’acide ursodésoxycholique et de ses propriétés, les équipes du centre de référence des maladies inflammatoires des voies biliaires et hépatites auto-immunes de l’hôpital Saint-Antoine AP-HP, du centre constitutif des maladies inflammatoires des voies biliaires du centre hépato-biliaire de l’hôpital Paul-Brousse AP-HP, de la FHU Hépatinov, de l’unité de recherche clinique de l’hôpital Bicêtre AP-HP, de l’Inserm, de Sorbonne Université et de l’Université Paris-Saclay, coordonnées par le Dr Christophe Corpechot et le Pr Lamiae Grimaldi, avec le Pr Jean-Charles Duclos-Vallée, ont vérifié cette piste thérapeutique prometteuse pour la maîtrise de la pandémie de Covid-19.

L’objectif de cette étude était d’explorer, à partir de données de vie réelle à grande échelle grâce à l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP, l’effet de l’acide ursodésoxycholique (AUDC), médicament utilisé dans le traitement de maladies rares du foie comme la cholangite biliaire primitive (CBP) et la cholangite sclérosante primitive (CSP), sur l’infection par Covid-19.

L’AP-HP (Assistance Publique- Hopitaux de Paris) a en effet construit une base de données importante à partir du suivi de malades. L’étude URSOCOVID a inclus les données de 10 147 patients suivis à l’AP-HP pour une maladie chronique du foie, dont 1322 traités au long cours par AUDC pour CBP ou CSP. Ces données ont été analysées dans la période pandémique précédant l’accès aux vaccins, c’est-à-dire entre mars et décembre 2020. 

L’analyse a montré que le traitement par AUDC n’était pas associé à une diminution du risque d’hospitalisation pour Covid-19, ni d’admission en unité de soins intensifs ou de mortalité liées à l’infection. Ces résultats vont donc à l’encontre d’un effet protecteur cliniquement significatif de l’AUDC contre le Covid-19. L’étude URSOCOVID est un exemple concret de l’intérêt scientifique que peut constituer l’analyse ciblée de l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP. 

Cette utilisation des données des malades est précieuse quand on ne peut pas envisager la mise en place d’études contrôlées randomisées, ce qui est le cas dans le contexte de la pandémie de Covid contrôlée par la vaccination.

À propos de l’AP-HP : Premier centre hospitalier et universitaire (CHU) d’Europe, l’AP-HP et ses 38 hôpitaux sont organisés en six groupements hospitalo-universitaires (AP-HP. Centre – Université Paris Cité ; AP-HP. Sorbonne Université ; AP-HP. Nord – Université Paris Cité ; AP-HP. Université Paris-Saclay ; AP-HP. Hôpitaux Universitaires Henri-Mondor et AP-HP. Hôpitaux Universitaires Paris Seine-Saint-Denis) et s’articulent autour de cinq universités franciliennes. Étroitement liée aux grands organismes de recherche, l’AP-HP compte huit instituts hospitalo-universitaires d’envergure mondiale (ICM, ICAN, IMAGINE, FOReSIGHT, PROMETHEUS, lnovAND, Re-Connect, THEMA) et le plus grand entrepôt de données de santé (EDS) français. Acteur majeur de la recherche appliquée et de l’innovation en santé, l’AP-HP détient un portefeuille de 810 brevets actifs, ses cliniciens chercheurs signent chaque année plus de 11 000 publications scientifiques et près de 4 400 projets de recherche sont aujourd’hui en cours de développement, tous promoteurs confondus.

Rédaction : PhDu, albi, 14/2/24
Source : https://www.aphp.fr/contenu/etude-ursocovid-quand-la-pandemie-rencontre-les-maladies-rares-du-foie-et-lentrepot-de