12 mars 2013 | Actualités, Association albi, Maladies du foie et voies biliaires, Recherche, Vie quotidienne
Dans la continuité de la recherche sur le vécu des personnes atteints de maladies rares du foie, nous recherchons des proches (conjoint(e), enfants, parents, amis, etc.) de personnes ayant une CBP pour participer à un entretien téléphonique. Bien évidemment, la confidentialité des personnes sera respectée. Personne à contacter si vous êtes intéressé: Boris Bontemps (étudiant en Master 2 de Psychologie de la Santé à l’Université Paris Descartes), boris.bontemps@etu.parisdescartes.fr ou 06.58.05.34.88
Nous faisons cet appel afin de compléter l’échantillon de données, en les additionnant à celles déjà recueillies lors des entretiens réalisés au cours de l’année 2012.
Merci à tous pour votre collaboration.
> création: AnLe, albi, le 12/03/2013
> source: albi
20 janvier 2013 | Actualités, Association albi, Maladies du foie et voies biliaires, Recherche
Chers adhérents de l’association , Bonjour;
La prochaine Assemblée générale de l »Association suivie de la réunion d’informations médicales auront lieu conjointement le samedi 20 AVRIL 2013.
Les documents préparatoires partiront prochainement par courriel et courrier postal individuel pour ceux qui ne disposent pas d’une adresse internet.
Comme à l’accoutumée, l’équipe de spécialistes du Centre de Référence des Maladies Inflammatoires du Foie et des Voies Biliaires et de l’ Inserm assureront l’essentiel des exposés.
Un point sera fait également par les psychologues de l’Université Paris Descartes sur l’étude concernant la dimension psychologique spécifique à nos maladies , étude initialisée l’an dernier.
L’agenda définitif de la réunion ainsi que le lieu de la réunion ne sont pas encore établis , mais nous vous invitons à noter dès maintenant cette date dans vos agendas: cette réunion est faites pour vous et vos familles :
Venez nombreux !!
Daniel
> création: DaLe, albi, le 20/01/2013
> source: albi
29 octobre 2012 | Actualités, Recherche
Vienne 13-14 septembre 2012
Les “Falk Symposia” se déroulent depuis 1967. Ils sont organisés et sponsorisés par la Fondation Falk (Freiburg, Allemagne). C’est le rendez- vous des chercheurs du monde entier dans le domaine des acides biliaires, des maladies cholestatiques et des maladies inflammatoires des voies biliaires (cirrhose biliaire primitive, cholangites sclérosantes). Le symposium est aussi l’occasion de décerner le “Adolf WINDAUS prize” à un chercheur ayant le plus contribué au progrès des connaissances dans le domaine des acides biliaires et des maladies cholestatiques. (Le Professeur Raoul Poupon, cofondateur d’Albi, était le lauréat en 2006).
Le Professeur Raoul Poupon a rédigé pour ALBI un résumé des principales interventions.
Les acides biliaires sont ces molécules synthétisées dans le foie. Elles assurent de multiples fonctions lors de leur circulation du foie vers la bile, l’intestin puis lors de leur retour au foie. Leurs concentrations sont faibles dans le foie, élevées dans la bile et l’intestin. En cas de maladie cholestatique leur concentration élevée dans le foie est source d’inflammation, qui fait le lit de la fibrose et de la dégradation des fonctions hépatiques.
Effets biologiques des acides biliaires et de leurs dérivés
Prolifération cellulaire
Au cours des maladies cholestatiques le foie grossit (hypertrophie, hépatomégalie) du fait d’une prolifération des cellules hépatiques. Cet état peut se compliquer de cancers (prolifération incontrolée des cellules) du foie. D. Moore et coll (Dpt of molecular and cell biology, Houston Univ) ont étudié les mécanismes conduisant à la prolifération des cellules pouvant conduire au cancer. Les acides biliaires activent le système Hippo et la protéine YAP (yes Associated Protein) qui physiologiquement régule la taille des organes. Bloquer ou freiner ce système pourrait être une voie de prévention de survenue des cancers du foie ou des voies biliares chez les maladies à risque.
Athérosclérose, diabète et acides biliaires
Le syndrome métabolique et l’inflammation chronique sont des determinants de l’athérosclérose. Les acides biliares exercent des effets bénéfiques (c’est un de leurs côtés sympathiques) sur le syndrome métabolique et en outre ont une activité antiinflammatoire. Ces effets sont déclenchés par l’activation d’un récepteur membranaire (TGR5) présent sur de nombreux types cellulaires (celules de l’immunité, voie biliaires, intestine, placenta en particulier). L’activation du récepteur par une molécule synthétique (INT-777, un dérivé d’acide biliaire) augmente les dépenses énergétiques et la sécrétion d’une hormone digestive (le GLP1) prévenant ainsi l’obésité et le diabète ainsi que l’inflammation dans des modèles expérimentaux. En outre, l’activation du récepteur à l’aide de INT-777 inhibe la captation du LDL cholesterol (le mauvais cholestérol) dans les parois artérielles et atténue le developpement de l’athérosclérose expérimentale. Il s’agit donc d’une nouvelle voie thérapeutique potentielle de l’athérosclérose. Ces résultats ont été présentés par K Schoonjans et J Auwerx (Lauréats 2010 du “Adolf Windaus Prize”, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne).
J Y L Chiang (Dpt of Integrative Medical Sciences, Northeast Ohio Medical University) et collaborateurs ont exploré les mécanismes impliqués dans les effets métaboliques des acides biliaires. L’augmentation de la synthèse des acides biliaires chez des souris transgéniques rend ces souris résistantes au diabète, à l’obésité et à la surcharge du foie en graisses (stéatose) induits par un régime riche en graisses saturées. En outre, l’homéostasie lipidique est maintenue chez ces souris. Ces effets sont inhibés par un microRNA (miR-33), molécules qui peuvent être ciblées sur le plan thérapeutique. Le ciblage de miR-33 pourrait donc selon les auteurs être une nouvelle voie thérapeutique dans les hyperlipidémies et les stéatoses hépatiques.
P B Hylemon (Virginia Commonwealth University, laureat 1990 du “Adolf Windaus Prize”) et collaborateurs ont identifié une nouvelle classe de récepteurs par lesquels les acides biliaires contrôlent le metabolisme des sucres et des lipides. Il s’agit du sphingosine-1-phosphate receptor 2 (S1P2). L’activation de ce récepteur serait capable de réguler le métabolisme des lipides via le récepteur des LDL, la synhèse des acides biliaires et du cholesterol et des sucres via la synthèse du glycogène hépatique.
Acides biliaires et maladies inflammatoires digestives
Les dérivés d’acides biliaires (INT-747) sont des molécules qui miment l’action des acides biliaires sans être toxiques. L’INT-747 se comporte ainsi comme un antiinflammatoire puissant dans les modèles expérimentaux de colite inflammatoire(SWC van Mil, UMC Utrecht).
En résumé, les dérivés d’acides biliaires synthétiques pourraient être utilisés comme molecules thérapeutiques dans le traitement des maladies affectant le diabète, les hyperlipidémies et certaines maladies inflammatoires digestives.
Compte tenu des effets biologiques pléiotropiques des acides biliaires et leurs dérivés il importe de mieux comprendre ou ils s’agissent dans les cellules. Une méthode révolutionnaire, « FRET » (Forster Resonance Energy Transfer) permet de suivre en temps réel leur devenir et leur action dans les cellules (J van de Graaf et collaborateurs, University of Utrecht). L’application future de cette méthode pourrait avoir des retombées considérables en physiopathologie hépatique.
Les maladies cholestatiques
Les mécanismes capables d’expliquer le prurit des maladies cholestatiques sont mal connus. RO Elferink, U Beuers et collaborateurs (Academic Medical Center Amsterdam) ont apporté des arguments multiples impliquant l’activation anormale d’une enzyme, l’autotaxine. Cette enzyme favorise la formation d’acide phosphatidique, une molecule qui stimule les voies nerveuses responsables de la sensation de prurit. L’activation de cette enzyme est spécifiquement observée dans les maladies cholestatiques se compliquant de prurit. Le placenta fabrique cette enzyme et sa synthèse est très augmentée chez les femmes ayant une cholestase gravidique compliquée de prurit. Le blocage du récepteur de l’acide phosphatidique pourrait donc une voie thérapeutique de ce symptôme des maladies cholestatique.
La cirrhose biliaire primitive est déclenchée par des facteurs d’environnement (toxiques, infections) et par des facteurs génétiques affectant l’immunité. Les facteurs génétiques sont mutiples, mais affectent principalement les molécules du système HLA et certaines cytokines en particulier l’Il12. Un essai thérapeutique est en voie de réalisation afin de modifier l’action de cette cytokine. Cependant, les chances de succès d’une telle approche sont limitées compte tenu de la multiplicité des anomalies à présent dénombrées. Une étude génomique des patients sans ou avec une forme sévère de la maladie pourrait apportée des résultats plus significatifs pouvant engendrer des conséquences pratiques diagnostiques et thérapeutiques.
Les mêmes remarques peuvent être faites pour les cholangites sclérosantes. De nombreux particularités génétiques sont mises en evidence sans pour autant avoir pour le moment des conséquences pratiques diagnostiques ou thérapeutiques.
L’efficacité de l’acide ursodéoxycholique dans les cholangites sclérosantes est controversée. En Europe, il est recommandé (EASL guidelines) d’utiliser des doses de l‘ordre de 15 mg/Kg/jour et d’éviter les doses supérieures à 20 mg/Kg/jour, alors que les recommandations américaines ne recommandent pas l’utilisation systématique de l’acide biliaire. Le professeur U Beuers (Amsterdam) a fait une analyse critique de l’ensemble des études expérimentales et cliniques et a conclu que des doses de 10 à 20 mg/Kg/jour devaient être utilisées et que le management des patients devaient se faire en function de la réponse biochimique comme cela est maintenant classique dans la CBP. En effet, comme dans la CBP, les malades ayant une bonne réponse biochimique (bilirubinémie normale, transaminases et phosphatases alkalines<1.5N) ne font pas de complications pendant un suivi de 20ans.
Les nouvelle voies thérapeutiques en exploration sont le NOR Urso , un dérivé de l’acide ursodésoxycholique et un panagoniste des récepteurs FXR-TGR5. Les 2 molécules se révèlent très actives dans les modèles expérimentaux.
(Article initialement paru dans notre lettre « Le Point Recherche » n°5)
23 mars 2012 | Actualités, Maladies du foie et voies biliaires, Recherche
Cela fait longtemps que plusieurs d’entre vous nous parlent des problèmes psychologiques liés à leur maladie ainsi que sur leur qualité de vie après le diagnostic.
Maintenant vous avez la possibilité de participer à cette étude.
Il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous
http://psychologie.limequery.com/19678/lang-fr
Nous espérons que vous serez nombreux à y participer
> création: AnLe, albi, le 23/03/2012
> source: albi
20 mars 2012 | Actualités, Cholangite Biliaire Primitive, Recherche
Le Centre de Référence des Maladies Inflammatoires des Voies Bilaires (CRMIVB) nous demande de vous informer de la possibilité pour vous de participer à l’essai thérapeutique décrit ci-dessous.
En prenant contact directement avec eux (voir coordonnées ci-dessous), ils vous diront si cela peut s’appliquer à votre cas, où cela peut être fait, et comment vous devez procéder.
MISE EN PLACE D’UN NOUVEL ESSAI THERAPEUTIQUE DANS LA CIRRHOSE BILIAIRE PRIMITIVE : APPEL A PARTICIPATION
Vous êtes traités par acide ursodésoxycholique (Delursan ou Ursolvan) pour une cholangite biliaire primitive (anciennement cirrhose biliaire primitive) (CBP). Malgré ce traitement, vos tests sanguins hépatiques ne sont pas strictement normaux. Vos phosphatases alcalines (PAL), en particulier, restent supérieures à 1,5 fois la limite supérieure de la valeur normale du laboratoire. Si vous êtes dans cette situation, vous pouvez peut-être participer à l’essai thérapeutique national multicentrique BEZURSO, dont l’objectif est d’évaluer sur une durée de 2 ans l’efficacité d’un nouveau médicament administré par voie orale en une seule prise quotidienne. Ce médicament, déjà prescrit dans d’autres pathologies chroniques, est bien toléré dans l’immense majorité des cas.
Si vous souhaitez participer à cet essai ou obtenir plus de renseignements, nous vous invitons à nous contacter par téléphone ou par mails aux numéros suivants :
Recherche clinique :
Dr Farid Gaouar : 01 49 28 22 29
farid.gaouar@sat.aphp.fr
ou Secrétariat du Centre :
Mme Florence Gonthier : 01 49 28 28 36
cmr.mivb@sat.aphp.fr
> création: AnLe, albi, le 20/03/2012
> source: albi + MIVB-H
25 octobre 2010 | Actualités, Hépatite Auto-Immune, Recherche
Il a été rapporté que l’urso (Acide Ursodésoxycholique) pourrait être efficace dans certaines formes d’intensité modérée d’hépatite auto-immune.
En outre, ses propriétés immunosuppressives in vivo sont mal connues. Les auteurs japonais ont étudié dans cette étude les effets de l’urso dans un modèle d’hépatite auto-immune, bien établi (Eur J Pharmacol, 2008, 6 : 578). Dans ce modèle, l’urso a réduit l’importance de la nécrose hépatique et de l’inflammation et en même tempsa réduit les concentrations de cytokines impliquées dans cette hépatite à savoir le Tumor Necrosis Factor et le Macrophage Inflammatory Protein 2.
Dans une autre étude, ces chercheurs ont montré que l’urso protégeait le foie en induisant également les défenses contre le stress oxydatif.
Publié dans Le point recherche #3 | Septembre 2008 | Rédaction Prof. Poupon Centre de Référence des Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires, Hôpital Saint Antoine