18 mars 2017: Réunion d’Informations Médicales 2017 organisée par albi

Comme chaque année, l’association albi organise une Réunion d’Informations Médicales sur les maladies inflammatoires du foie et des voies biliaires : Cholangite Biliaire Primitive, Cholangite Sclérosante Primitive, Hépatite Auto-Immune, syndrome LPAC, etc..

Cette Réunion d’Informations médicales se déroulera à Paris de 9h45 à 17h30 le Samedi 18 mars 2017.
Un café d’accueil/petit-déjeuner sera servi avant la réunion.
Les conférenciers sont les Professeurs, Spécialistes et Chercheurs du Centre de Référence des Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires de l’Hôpital Saint-Antoine à Paris ainsi que les Professeurs et Chercheurs de L’INSERM et d’autres Hôpitaux Universitaires parisiens et/ ou de Province.
La journée sera coupée par un déjeuner pris en commun entre conférenciers et assistance et une pause/ collation au cours de l’après midi.
Cette réunion a pour but de mieux informer les participants sur les maladies qui les concernent, sur les mécanismes des maladies, les traitements, les traitement futurs, les essais et les recherches en cours. Par un dialogue entre conférenciers et la salle, cela permet aussi aux participant de mieux maîtriser leur maladie, mieux gérer leur santé et mieux dialoguer avec le corps médical.

Cette réunion est destinée aux adhérents d’albi qui recevront une invitation personnelle accompagnée d’un bulletin d’inscription.Les adhérents et leurs familles bénéficient de frais d’inscription très inférieurs au coût de revient de la journée: la contribution financière qui est demandée est inchangée depuis 14 ans.
Pour les personnes non adhérentes d’albi, il est aussi possible de s’inscrire à cette journée, moyennant des frais d’inscription au prix coûtant de 170 euros par personne: pour cela veuillez adresser un courriel à: info@albi-france.org.

 

> création: DaLe, albi, le 17/01/2017
> source: albi

Assemblée Générale Ordinaire de l’association albi

Message à destination de tous les adhérents d’albi:

L’assemblée générale statutaire d’albi aura lieu le samedi 18 mars 2017 à Paris de 9 heures à 9 heures 45.
Tous les adhérents recevront prochainement les documents préparatoires à la tenue de cette assemblée ainsi que les documents permettant de voter par correspondance ou par mandat, pour ceux qui ne pourront se rendre à l’assemblée.

Venez y nombreux !

Nous rappelons qu’à l’issue de cette Assemblée Générale, une réunion d’informations médicales se déroulera de 9h45 à 17h30 dans la même salle pour toutes les personnes qui auront acquitté leurs contributions financières à l’organisation de cette réunion ( voir l’article dans le site concernant cette réunion dans la rubrique « actualités »

 

> création: DaLe, albi, le 17/01/2017
> source: albi
ALBI en Bretagne le 22 janvier 2017!!

ALBI en Bretagne le 22 janvier 2017!!

Lors du lancement de notre campagne afin de recueillir des dons pour le financement des projets de Recherche sur la CBP, la CSP et l’HAI, une adhérente du Finistère de la région de Brest a eu une heureuse initiative. Elle est en effet membre d’un club de marche nordique qui organise le 22 janvier dans la matinée à partir de 10 heures une course à Guissény au Nord de Brest.

Elle a obtenu du comité d’organisation qu’une partie de la recette recueillie au cours de cet évènement soit reversée comme don pour la Recherche au profit d’albi.

La presse locale en a parlé dans son édition de décembre :


Lire sur le site du Télégramme

A cette occasion, Angela (la Présidente d’albi) et Daniel (son mari et secrétaire d’albi) feront le déplacement et seront sur place pour cet évènement.

Amis Bretons, membres d’albi ou non, si vous étiez disponible (même en famille) ce jour là ce serait une excellente opportunité d’avoir une rencontre « albi », souhait exprimé par de nombreux membres de l’association et d’autres malades de Bretagne.
Nous avons d’ailleurs toujours souhaité favoriser la constitution de petits groupes régionaux, mais hélas cela est très difficile à mettre en place dans la durée.

Voilà peut être une excellente occasion à saisir afin de faire des premiers pas en ce sens .

Merci de nous informer si vous compter venir à Guissény ! via l’adresse de courriel de l’association:
info@albi-france.org

 

> création: PhDu, albi, le 17/01/2017
> sources: albi + presse

 

OCALIVA, un nouveau médicament pour la Cholangite Biliaire Primitive (CBP)

OCALIVA, un nouveau médicament pour la Cholangite Biliaire Primitive (CBP)

Ocaliva est le nom donné au nouveau médicament (disponible en 2017) pour le traitement des patients ayant une Cholangite Biliaire Primitive et gardant des anomalies significatives des tests biochimiques hépatiques malgré la prise d’acide ursodésoxycholique (AUDC) aux doses journalières recommandées.
Ocaliva est un dérivé semi-synthétique d’acide biliaire (chimiquement : acide 6-alpha-hydroxy-chénodésoxycholique)

Comment fonctionne Ocaliva ?

Ocaliva active fortement un récepteur nucléaire, nommé FXR présent en grande quantité dans le foie et l’intestin. L’activation de FXR libère une hormone appelée FGF19 dont l’action principale, mais non exclusive, est de diminuer les concentrations intracellulaires hépatocytaires des acides biliaires toxiques et proinflammatoires, en favorisant leur expulsion hors de la cellule, principalement vers les voies biliaires et en diminuant leur synthèse dans les hépatocytes.

Ce mécanisme d’action est totalement différent de celui de l’AUDC. L’AUDC n’est pas un agoniste de FXR du fait de son hydrophilie. Ocaliva est hydrophobe et détergent. Les deux molécules ont cependant en commun la propriété de diminuer les concentrations intracellulaires des acides biliaires toxiques. D’ou l’intêrêt thérapeutique de la combinaison de AUDC et Ocaliva.

Quels sont les effets au cours de la Cholnagite Biliaire Primitive ?

En monothérapie ou associé à l’AUDC, Ocaliva à la dose quotidienne de 5 à 10 mg améliore fortement et de façon soutenue les tests biochimiques hépatiques, en particulier l’activité des phosphatases alcalines chez environ 50% des patients ayant une mauvaise réponse à l’AUDC. Il est donc estimé que cette amélioration au long cours devrait se traduire par une moindre progression de la maladie vers la cirrhose et ses complications.

Ocaliva est en général bien toléré, cependant il induit fréquemment un prurit qui, dans les études publiées, apparait dose dépendant. C’est la raison pour laquelle il sera recommandé de débuter le traitement par des doses faibles qui pourront être par la suite augmentées jusqu’à 10mg/jour en l’absence de démangeaisons. Il s’agit là du point faible de ce médicament. Les études ont portées seulement sur environ 200 patients. Les résultats de l’utilisation d’Ocaliva sont donc attendus avec grand intérêt.

Au delà d’Ocaliva…

Les nouvelles approches ciblant la réaction immunitaire ne sont pas pour le moment concluantes. Les glucocorticoides (sous la forme de budésonide avec ou sans immunosuppresseur d’épargne) restent les plus efficaces quand leurs indications sont bien posées.

Ocaliva est le premier d’une longue liste de médicaments en cours de développement dans la Cholangite Biliaire Primitive  et autres maladies cholestatiques ciblant l’homéostasie des acides biliaires.

La molécule ayant le plus grand avenir est le TC100,7

Cette molécule étudiée par PELLICIARI et collaborateurs a en effet les propriétés idéales pour le traitement des maladies cholestatiques. Elle est 50 fois plus puissante que Ocaliva et en outre partage les mêmes propriétés physicochimiques que l’AUDC et donc son inocuité en particulier en terme de prurit.

Pellicciari R et al: Journal of Medicinal Chemisty, 2016.

(Roberto Pelliciarri est professeur de chimie pharmaceutique à Perugia, Italie. Il est cofondateur de Intercept-pharma qui commercialise OCALIVA pour le traitement de la CBP)

Paris, le 2 Janvier 2017

Prof. Raoul POUPON

 

> création: AnLe, albi, le 11/01/2017
> auteur: RaPo, médecin, le 02/01/2017
 
La première journée CBP (Cholangite Biliaire Primitive)  le 18 mai 2017

La première journée CBP (Cholangite Biliaire Primitive) le 18 mai 2017

La première journée d’information des patients atteints de CBP (Cholangite Biliaire Primitive) et de leur entourage aura lieu dans 9 villes de France, le jeudi 18 mai 2017.

Lors de cette journée, vous pourrez échanger avec d’autres patients et vous informer sur votre maladie et ses traitements.

Venez nombreux et n’hésitez pas à convier vos proches !

Le détail des villes et des lieux sera communiqué prochainement.

> création: PhDu, albi, le 28/12/2016
> sources: albi + Filfoie

L’aspirine pourrait diminuer l’incidence du cholangiocarcinome au cours des cholangites sclérosantes primitives (CSP)

Professeur Raoul Poupon

Les PSC sont des maladies inflammatoires, cholestatiques et chroniques des voies biliaires fréquemment associées aux maladies inflammatoires de l’intestin (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn). Outre l’évolution possible vers la défaillance hépatique justifiant la transplantation hépatique, les patients sont exposés au risque de cancer des voies biliaires (cholangiocarcinome).
Sur une période de suivi de 10 ans le risque de survenue du cholangiocarcinome est estimé à 10%. La sévérité de la PSC , jugée sur l’élévation de la bilirubinémie, la présence de varices oesophagiennes, l’existence de cancer ou de dysplasie colorectale sont des variables fréquemment associées au risque.
Afin de détecter au plus tôt ce type de cancer, il est recommandé d’effectuer une échographie et un examen par résonnance magnétique nucléaire du foie annuellement. Selon la localisation du cancer et son extension les traitements proposés comportent la chimiothérapie, la radiothérapie, la résection chirurgicale et la transplantation. Cependant le bénéfice thérapeutique de ces interventions reste limité.

Pour cette raison, il est crucial d’identifier les facteurs susceptibles de prévenir la survenue du cholangiocarcinome.

L’association de la prise d’aspirine et l’incidence de cancers en général a déjà fait l’objet d’études épidémiologiques importantes. Ces études ont montré que la prise d’aspirine à des doses utilisées pour la prévention du risque cardiovasculaire diminuait significativement le risque de survenue de cancers digestifs en particulier colorectal. En 2015, faisant suite à ces études l’ US Preventive-Services-Task-Force (USPSTF) recommandait l’utilisation de l’aspirine dans la prévention du cancer colorectal.

( Cao Y, Nishihara R, Wu K, Wang M, Ogino S, Willett WC, Spiegelman D, et al. Population wide Impact of Long-term Use of Aspirin and the Risk for Cancer. JAMA Oncol 2016.)

L’étude de Choi et al de la Mayo Clinic (Rochester, USA) apportent des arguments pour le rôle de l’aspirine (80-120mg/Jour) dans la prévention du cholangiocarcinome au cours des PSC. (Hepatology, 2016). Les auteurs ont réalisées une étude incluant 2 395 cas de cholangiocarcinomes et 4 769 contrôles. Il s’agit donc d’une étude rétrospective comportant les biais inhérents à ce type de travail. Néanmoins le grand nombre de cas et de contrôles, le sérieux reconnu des auteurs apportent des garanties sur la validité des résultats.

Ils montrent, ce qui est connu, que la PSC est le facteur de risque principal de survenue des cholangiocarcinomes. Cette étude confirme aussi que les autre facteurs de risque sont principalement les cirrhoses dues aux virus des hépatites B et C, le diabète et le tabac.

Le résultat majeur est la constatation que la prise d’aspirine réduit considérablement le risque d’environ 65%. A noter que l’effet de l’aspirine dans le groupe PSC-cholangiocarcinome ou PSC-diabète n’a pas été analysé spécifiquement. De même les interactions entre la prise d’aspirine et de metformine (médicament connu pour réduire la survenue de cancers biliaire) n’ont pas été analysées. L’effet de la durée de la prise d’aspirine est également mal précisé (une durée de prise de plus de 6 ans est actuellement admise comme facteur de prévention). La plausibilité de l’effet bénéfique de l’aspirine est néanmoins renforcée par les effets biologiques connus de l’aspirine sur certains mécanismes de cancérisation en particulier biliaire.

Les résultats de cette étude cas–contrôle demandent donc à être confirmés par une étude thérapeutique contrôlée randomisée comparant aspirine et placebo. Un telle étude apparaît réalisable et hautement souhaitable en ciblant en particulier les patients atteint de PSC.

Choi J, Ghoz HM, Peeraphatdit T, Baichoo E, Addissie BD, Harmsen WS, Therneau TM, et al. Risk Factors for Cholangiocarcinoma: Aspirin-use and the Risk of Cholangiocarcinoma. Hepatology 2016.

> création: AnLe, albi, le 06/06/2016
> auteur: RaPo, médecin, mai 2016
> sources: JAMA Oncology 2019 + Hepatology 2016