Lexique des maladies inflammatoires du foie et des voies biliaires

LES MOTS UTILES POUR MIEUX COMPRENDRE VOTRE MALADIE

Quelle que soit la connaissance de notre maladie, on tombe toujours sur un terme médical que l’on ne connait pas, ou que l’on comprend mal. Ce lexique est là pour vous donner le sens de ces mots nouveaux, dans des termes aussi compréhensibles que possible. 

Au-delà des termes purement médicaux, nous avons ajouté quelques acronymes et organismes dont vous retrouverez régulièrement la mention sur ce site.

Cliquez sur la petite croix en face du mot pour déplier l’accordéon et accéder à la définition. Et si vous tombez sur un terme qui n’est pas là, envoyez-nous un message pour un éventuel ajout…

En bas de cette page, nous explicitons les différents acronymes que vous pouvez rencontrer : AMM, ETP, PNDS, MIVB-H… kesako ?

Acide biliaire

Produits par le foie, les acides biliaires sont le principal constituant de la bile. Ils ont pour principal rôle la digestion des graisses, en permettant la fragmentation des grosse molécules lipidiques. Ils sont aussi appelés « sels biliaires ».

Acide obéticholique

Acide biliaire de synthèse permettant de diminuer la production des acides biliaires par le foie et de faciliter l’écoulement de la bile. Il est indiqué comme traitement de 2ème intention de la CBP. Il est commercialisé sous le nom Ocaliva.

Acide ursodésoxycholique (AUDC)

Acide biliaire naturel utilisé dans le traitement des cholangites et du syndrome LPAC. Il possède des propriétés anti-inflammatoires et favorise le bon écoulement de la bile dans les canaux biliaires. Il est commercialisé sous plusieurs noms : Cholurso, Delursan, Ursolvan…

L’acide ursodéxoxycholique (AUDC, ou UDCA en anglais) est un acide biliaire présent en grande abondance dans la bile d’ours, également présent chez l’homme mais en petite quantité.

Lire notre article sur la découverte de l’acide ursodésoxycholique

ALAT / ASAT

L’ALanine AminoTransferase et ASparate AminoTransferase appartiennent à la grande famille des Transaminases. Le dosage des transaminases fait partie du bilan biologique hépatique standard. Elles augmentent en cas de pathologie hépatique et notamment en cas de cytolyse (mort cellulaire) hépatique.

Attention toutefois : ces transaminases ne sont pas uniquement présentes dans le foie ! On retrouve également de l’ASAT en grande quantité dans les muscles (dont le cœur), le rein et le cerveau. ALAT est un peu plus spécifique du foie. 

Anatomo-pathologiste

L’anatomo-pathologiste est le médecin spécialiste qui lit et interprète les biopsies.

Angiocholite

Infection de la bile causée par un obstacle sur les voies biliaires (calcul biliaire, sténose de CSP, cancer…). Son traitement associe généralement des antibiotiques et une CPRE pour désobstruer les voies biliaires.

Anticorps

Les anticorps font partie des moyens de défenses immunitaires de l’organisme. Ciblés contre un antigène (protéine étrangère), ils sont produits par des lymphocytes B « éduqués » après avoir croisé l’antigène. 

En cas d’auto-immunité, on retrouve des auto-anticorps, c’est-à-dire des anticorps dirigés contre des antigènes du soi. Le système immunitaire, déréglé, reconnait alors comme pathogène (dangereuses) des molécules saines de l’organisme.

Ascite

Liquide péritonéal (autour des intestins, dans la poche appelée péritoine) en excès. Ses principales causes sont la cirrhose, la dénutrition, l’insuffisance cardiaque sévère. Elle peut être évacuée par des ponctions.

Asymptomatique

Qui ne présente aucun symptôme. Une maladie asymptomatique, comme c’est fréquent pour nos maladies biliaires, est souvent détectée par hasard lors de contrôles de routine. Si elle ne l’est pas, elle continue d’évoluer sans être identifiée jusqu’à un stade avancé où il sera plus difficile de la combattre.

Auto-immune

Qui se rapporte à une maladie dont la cause est l’activation erronée du système immunitaire envers le soi, c’est-à-dire l’auto-immunité.

En effet, en cas d’auto-immunité, le système immunitaire reconnait des cellules, et/ou des molécules comme pathogènes (s’apparentant à des virus, des bactéries ou des parasites) alors qu’elles sont saines et faisant partie du soi.

Il existe de nombreuses maladies auto-immunes. Certaines ne ciblent qu’un organe (hépatite auto-immune (foie), thyroïdite (thyroide), vitiligo (peau), diabète de type I (pancréas), d’autres sont systémiques, comme les vascularites ou les connectivites.

Les maladies auto-immunes sont très souvent caractérisées par la présence d’auto-anticorps circulants, détéctables sur une prise de sang.

Bile

Produite par le foie, la bile est un liquide verdâtre riche en acides biliaires (aussi appelés sels biliaires) et en bilirubine. Cette bile est produite en continue par le foie, et stockée dans la vésicule biliaire pendant les phases de jeune.

Elle a pour principal rôle la dégradation des grosse molécules lipidiques pour favoriser leur absorption dans le tube digestif.

C’est elle qui colore les selles en brun. C’est pourquoi en cas d’obstruction des canaux biliaires, la bile ne pouvant plus être excrétée dans le tube digestif, les selles se décolorent. La bile passe dans le sang, colore la peau en jaune, puis, filtrée par les reins, fonce les urines.

Bilirubine

La bilirubine est issue de la dégradation de l’hémoglobine, la protéine des globules rouges, qui transporte l’oxygène dans le sang.

L’hémoglobine lors de sa dégradation libère de la bilirubine « libre » comme déchet. Cette bilirubine libre ne peut être éliminée comme telle et arrive par voie sanguine au foie qui la « conjugue », c’est-à-dire qu’il la métabolise, pour la rendre « conjuguée » et « soluble ». Une fois conjuguée, la bilirubine peut être éliminée dans les selles (coprobilinogène) et dans les urines (urobilinogène).

Le bilan biologique mesure la bilirubine libre et la bilirubine conjuguée. Les éventuelles anomalies indiquent un mauvais fonctionnement du foie.

Bili-IRM (ou cholangio-IRM)

Examen IRM (Imagerie par résonance magnétique) spécifique permettant la visualisation et le diagnostic des maladies des voies biliaires.

Biopsie

Fragment de tissu biologique (foie par exemple) qui permet une analyse anatomopathologique, c’est-à-dire une analyse au microscope des cellules et de l’architecture du tissu. La biopsie est réalisée à l’occasion d’une ponction-biopsie, en général grâce à une aiguille que l’on fait pénétrer jusqu’à l’organe à analyser.

Calcul biliaire

Aussi appelés lithiases biliaires, ils sont un agglomérat de sels biliaires et de cristaux de cholestérol. Il en existe de plusieurs types selon leur composition. Les plus fréquents sont ceux dont la composition est principalement faite de cholestérol (80% des calcul).

Ils sont favorisés par un taux trop important de cholestérol dans le sang, le surpoids, la prise d’œstrogène. Ils sont principalement situés dans la vésicule biliaire, lieu de stockage et de stagnation de la bile.

Attention, les calculs biliaires sont distincts des calculs rénaux. Ils n’ont ni la même composition, ni la même origine, ni les mêmes complications.

Canaux biliaires

Structure tissulaire et anatomique permettant l’écoulement de la bile produite par les cellules du foie, jusque dans la vésicule biliaire et/ou jusqu’au tube digestif. 

On peut apparenter la structure des canaux biliaires à un arbre. La bile est produite tout au long des brindilles des branches. Les petites branches vont rejoindre les 2 branches principales droite et gauche (une branche par hémifoie). Ces 2 branches principales, vont se rejoindre pour former le tronc de l’arbre, le cholédoque. Le cholédoque s’abouche dans le duodénum, ou début de l’intestin grêle.

La vésicule biliaire, poche de stockage de la bile, est rattachée à cet arbre au niveau du tronc, soit du cholédoque, par le canal cystique.

Cancer, Carcinome, Cholangiocarcinome

Le cancer résulte de la prolifération anarchique de cellules anormales. Ces dernières acquièrent des propriétés leur permettant entre autres une survie prolongée, un échappement à la régulation du système immunitaire et des propriétés d’invasion.

Le terme carcinome se rapporte à la nature des cellules à l’origine du cancer. C’est pourquoi on distingue « carcinome épidermoide » : cellules d’épiderme/épithéliale (la peau ou l’enveloppe des organes); « adénocarcinome » : cellules glandulaires ; « cholangiocarcinome » :  cholangiocytes (cellules des canaux biliaires) ;  « carcinome hépatocellulaire » : hépatocytes (cellules du foie).

La tumeur est le terme médical donné à une grosseur. Elle n’est pas forcément maligne (grave).

Cholangiocytes

Cellules constituant la paroi des voies biliaires. L’inflammation des cholangiocytes est responsable d’une cholangite.

Cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE)

Examen endoscopique interventionnel, généralement réalisé sous anesthésie générale, permettant de réaliser une intervention dans les voies biliaires (extraction de calcul biliaire, traitement d’une sténose biliaire par pose de prothèse…). Cet examen peut être indiqué en cas de complication de la cholangite sclérosante primitive.

Cholangite

Inflammation d’un canal biliaire.

Cholécystectomie

Ablation chirurgicale de la vésicule biliaire réalisée en cas de complication (cholécystite, polype).

Cholécystite

Inflammation de la vésicule biliaire. Le plus souvent suite à l’obstruction du canal cystique par un calcul biliaire.

Cholédoque

Le plus gros des canaux biliaires. De localisation extra-hépatique (à l’extérieur du foie), il permet l’acheminement de la bile du foie jusque dans les intestins.

Cholestase

La cholestase (ou “stase de la bile”) désigne une anomalie de formation de la sécrétion biliaire, en d’autres termes une mauvaise circulation de la bile dans et en dehors du foie.

Cette anomalie, lorsqu’elle est très importante, se traduit par un ictère (c’est-à-dire une coloration jaune des muqueuses et de la peau) créé par l’excès de bilirubine. Lorsque l’anomalie de la sécrétion biliaire est moins importante, on relève des anomalies biologiques caractérisées par une élévation prépondérante des phosphatases alcalines et de la gamma GT dans le sang.

On distingue plusieurs types de cholestase selon leur siège, selon leur mécanisme et selon leur durée :

• On parle de cholestase intra-hépatique lorsque la cause siège dans le foie, et de cholestase extra-hépatique lorsque la cause siège sur les voies biliaires à l’extérieur du foie (cholédoque et canal hépatique commun).

• On parle de cholestase mécanique lorsqu’un obstacle physique (calcul, cancer, sténose fibreuse) gêne l’écoulement de la bile.

On parle de cholestase fonctionnelle lorsqu’il n’existe pas d’obstacle à l’écoulement de la bile. Dans cette situation, la cholestase est due à un excès de cytokines pro-inflammatoires dans le foie ou à la présence d’un toxique.

• On parle de cholestase aiguë lorsque celle-ci est régressive (comme dans une hépatite virale A) et disparaît en moins de quelques mois.

• On parle de cholestase chronique (c’est à dire qu’elle dure plusieurs mois ou années) comme dans certaines hépatites médicamenteuses ou dans les formes évoluées de maladies inflammatoires des voies biliaires.

 

Cholestérol

Molécule lipidique indispensable à la vie. On distingue plusieurs types de cholestérol selon sa structure moléculaire :

  • le LDL cholestérol : « mauvais » cholestérol, responsable des maladies cardiovasculaires par la formation de plaques d’athérome. Le taux de LDL cholestérol acceptable est défini selon les facteurs de risques cardiovasculaires (tabac, antécédents cardiovasculaires..)
  • le HDL cholestérol : « bon » cholestérol.

Cholique

Qualifie un acide présent dans la bile. Il en existe une variété, par exemple l’acide ursodésoxycholique ou l’acide obéticholique.

Cirrhose

Evolution ultime de la fibrose hépatique, la cirrhose complique une inflammation chronique hépatique, quelle qu’en soit la cause (alcool, virus, maladie auto-immune hépatique…). 

En effet, l’inflammation chronique hépatique et notamment la dégradation chronique de cellules hépatiques favorise l’apparition d’un tissu cicatriciel en lieu et place des cellules détruites, aussi appelé fibrose. Le terme fibrose se rapporte à la présence de tissu cicatriciel à l’analyse d’une biopsie hépatique. D’autres méthodes permettent de détecter la fibrose : tests sanguins, elastométrie.

Le terme cirrhose correspond à :

  • une fibrose très sévère à la biopsie
  • la maladie liée à cette fibrose hépatique sévère. 

Elle peut être asymptomatique ou au contraire, être décompensée, avec alors l’apparition d’une jaunisse, d’une ascite (présence de liquide péritonéal en excès), et une encéphalopathie hépatique.

Cette maladie chronique expose au risque d’insuffisance hépatique, d’hypertension portale et au risque de développer un cancer hépatique. C’est pourquoi il est impératif d’avoir un suivi médical conjoint par le médecin traitant et le gastro-entérologue.

Colique hépatique

Douleurs ressenties au niveau de l’abdomen, causées éventuellement par des calculs biliaires. On parle parfois de colique biliaire ou de colique vésiculaire.

Corticoïdes

Médicaments anti-inflammatoires très puissants et rapidement actifs. Ils s’apparentent aux glucostéroïdes, molécules sécrétées par les surrénales.

S’ils sont très efficaces pour le contrôle rapide d’une inflammation, ils nécessitent toutefois une prudence d’utilisation. En effet, leur emploi au long cours doit-être au maximum évité : risque de diabète, d’ostéporose, de prise de poids.

C’est pourquoi en cas de prescription, le traitement est souvent débuté à forte dose pour contrôler efficacement l’inflammation puis avec une décroissance rapide pour permettre un arrêt de la molécule dès que possible.

Cytolyse

Le terme combine « Cyto » :  la cellule et « lyse » : destruction.

On parle de cytolyse hépatique en cas de déstruction des hépatocytes. Elle se reflètera sur la prise de sang par une augmentation des chiffres d’ASAT et d’ALAT.

Dépistage

Examen clinique, biologique ou d’imagerie permettant de diagnostiquer précocement une maladie ou une complication spécifique dans une population à risque (exemple : dépistage annuel par IRM du cholangiocarcinome chez les patients atteints de CSP).

Diagnostic

Identification d’une maladie. Le diagnostic est le plus souvent permis par un ensemble d’éléments : clinique (examen du médecin : inspection, palpation, auscultation…) ; biologique (prise de sang) ; radiologiques (echographie, radiographie, scanner), parfois anatomopathologiques (analyse de biopsie).

Dysmorphie

Le terme est issu de Dys : mauvais état et morphie : la forme. Un organe est dysmorphique quand ses contours ne sont pas normaux, qu’il est déformé.

C’est le cas du foie en cas de cirrhose. La fibrose modifie la forme du foie, il acquière des contours bosselés, et un aspect granuleux.

Échographie

Examen de radiologie basé sur l’emploi des ultrasons. Permise par l’emploi d’une sonde d’échographie tout simplement posée sur la région anatomique à explorer.

Cet examen non irradiant (pas de rayon X comme avec une radiographie ou un scanner), a pour principal avantage son caractère indolore.

L’échographie abdominale est un formidable outil pour le diagnostic et le suivi des maladies hépatiques, car elle permet une très bonne étude du foie, des canaux biliaires et des vaisseaux hépatiques.

En cas d’analyse des vaisseaux, on compléte l’echographie par une echographie-doppler, qui permet d’étudier la vitesse de déplacement du sang dans les vaisseaux.

Elastométrie impulsionnelle (Fibroscan)

Mesure non invasive de la fibrose hépatique (au contraire de l’évaluation de la fibrose hépatique sur biopsie qui nécessite une ponction hépatique, technique invasive).

La mesure de la fibrose hépatique par élastométrie consiste à mesurer la « dureté » du foie, selon sa façon de réagir à des ondes pulsées. Plus le foie est dur, plus les ondes s’y déplacent vites.
Les ondes pulsées sont appliquées au foie par l’apposition d’une sonde sur la peau de l’abdomen et/ou des cotes en regard du foie. On réalise une dizaine de mesures.

Cet examen est rapide et indolore et est réalisé en consultation de gastroentérologie.

On emploie couramment le terme Fibroscan pour désigner l’élastométrie impulsionnelle, marque déposée par la société Echosens qui fabrique ces instruments de mesure.

Encéphalopathie hépatique

Manifestation clinique de l’insuffisance hépatique (aiguë ou chronique).

Un des rôles du foie est de détoxifier l’organisme, et notamment les nombreuses toxines et produits de dégradations des molécules du corps humain. Quand il existe une insuffisance hépatique, ses propriétés de détoxification sont dépassées : le sang est riche en toxines et en ammoniaque. Le cerveau, irrigué de ce sang riche en toxines, est alors impacté dans son fonctionnement. 

L’encéphalopathie hépatique peut se manifester par un ralentissement psychique, une désorientation dans le temps et dans l’espace, mais peut également générer un coma. Elle peut se manifester par une somnolence en journée et une hyperactivité nocturne. Elle est également responsable d’un flapping, perte transitoire du tonus des membres supérieurs.

Endoscopie (Fibroscopie, Coloscopie)

Mot formé de Endo : en dedans et scopie : qui observe. Méthode d’exploration des cavités naturelles inaccessibles à l’œil nu, permise par l’emploi d’un fibroscope, long tuyau dont l’extremité comporte une caméra.

Dans le domaine gastroentérologique, l’endoscopie concerne l’étude :

  • du tube digestif supérieur : fibroscopie oesogastroduodénale ou gastroscopie, qui permet l’étude de l’œsophage, l’estomac, et les premiers centimètres de l’intestin grêle, en passant par la bouche.
  • du tube digestif inferieur : coloscopie qui permet l’exploration retrograde du colon en passant par l’anus.

Fibrates

Les fibrates sont une classe thérapeutique de médicaments hypolipémiants, c’est-à-dire permettant de faire diminuer le taux de graisse dans le sang. Récemment, plusieurs études ont démontré l’utilité des fibrates dans le traitement des cholangites. Les fibrates ne sont indiqués pour le moment que pour le traitement de la CBP. Les principaux fibrates utilisés sont le fénofibrate et le bézafibrate.

Fibrose hépatique

Présence de tissu fibreux dans le foie. Elle est le stigmate de la « cicatrisation » du foie en réponse à une inflammation, le plus souvent chronique.

Elle est en partie réversible.

En cas de fibrose hépatique très importante, on parle de cirrhose.

Le diagnostic de fibrose repose sur l’analyse des biopsies hépatiques, parfois l’utilisation de tests non invasifs sanguins (FibroTest, FibroMeter™) et/ou par l’utilisation de l’elastométrie impulsionnelle (Fibroscan).

Flore intestinale (Microbiote)

Aussi appelé microbiote intestinal, c’est le nom qu’on donne à l’ensemble des micro-organismes (bactéries, levures principalement) présents de façon physiologique dans nos intestins, et plus particulièrement du colon.

C’est 10^12 à 10^14 microorganismes qui y siègent, plus que le nombre de cellules dans notre organisme.

Nos connaissances sur les rôles du microbiote sont en pleine expansion, mais on le sait impliqué dans le métabolisme de certaines vitamines, et glucides. Le nombre et la variété des espèces est diminué en cas de pathologie intestinale inflammatoire. Il est modifié par nos habitudes de vie : tabagisme, régime alimentaire…

GGT (GammaGT)

Gamma-GT pour Gamma Glutamyl-Transpeptidase. Il s’agit d’une enzyme impliqué dans le métabolisme des acides aminés.

La consommation chronique d’alcool induit l’élévation du taux de GGT, mais ce n’est pas la seule cause ! En effet, et notamment en cas d’association de l’élévation des GGT à celle des PAL, il s’agit d’une cholestase avec mauvaise élimination de la bile.

L’élévation des GGT peut aussi être secondaire à la prise de certains médicaments.

Gène, Génétique

Le gène est un fragment d’ADN porteur d’une information génétique unique codant pour une protéine.

On parle de maladie génétique quand l’origine de la maladie repose sur une anomalie d’un ou plusieurs gènes. La maladie génétique est dans l’immense majorité des cas constitutionnelle, c’est-à-dire transmise par un ou les 2 parents, et présente depuis la naissance.

On peut distinguer des anomalies génétiques dominantes ou récessives. En effet, chaque gène dans l’organisme est présent en double exemplaire. On parle d’anomalie dominante si la mutation d’un seul exemplaire est responsable de la maladie ou de maladie génétique récessive si il est nécessaire que les 2 copies du gènes soient altérées.

Hépatectomie

Intervention chirurgicale consistant à enlever une partie du foie (hépatectomie gauche ou droite).

Hépatite

Inflammation du foie.

Les hépatites chroniques sont dominées par les virus (hépatites virales : A, B, C, Delta, E) et les pathologies auto-immunes hépatiques (hépatite auto-immune).

L’hépatite aiguë est une inflammation brutale et souvent bruyante du foie suite à une hépatite chronique : inflammation à bas bruit sur plusieurs mois, années… Les principales causes des hépatites aiguës sont : les virus, les toxiques (champignons, paracetamol).

L’hépatite fulminante correspond à une hépatite aiguë très sévère responsable d’une dégradation rapide du fonctionnement hépatique avec l’apparition rapide d’un ictère et d’une encéphalopathie hépatique.

Hépatologue, Hépatologie

L’hépatologue est le médecin spécialiste du foie. Il a une formation de gastro-entérologue.

L’hépatologie est l’étude du foie et de ses maladies.

Hyperplasie, Hypertrophie

Hyper : au dessus;  plasie : formation de tissus; trophie : croissance. L’hyperplasie et l’hypertrophie sont donc des concepts assez proche.

On parle d’une augmentation en taille du tissu pour l’hyperplasie (définition plutôt histologique) et d’une augmentation en taille d’un organe pour l’hypertrophie.

Hypertension portale

Augmentation de la pression veineuse dans les veines du réseau porte.

La vascularisation hépatique (vaisseaux qui transportent le sang dans le foie) repose au 2/3 par la veine porte et 1/3 par l’artère hépatique. 

La cirrhose, par l’augmentation de la dureté du foie et le remodelage architectural du foie, complexifie le passage du sang au travers de l’organe. Pour maintenir un débit de sang suffisant dans le foie, la veine porte augmente donc sa pression pour pouvoir lutter contre l’obstacle induit par la cirrhose. Le réseau veineux en amont de la veine porte se retrouve donc gorgé de sang. Le sang, ne pouvant circuler au travers du foie pour remonter vers le cœur, prend donc des voies de dérivation, notamment par les veines gastriques et oesophagiennes.

L’hypertension portale expose au risque de varices oesophagiennes (dilatations des veines du bas de l’œsophage) et l’ascite (engorgement des petits capillaires veineux du péritoine qui « fuient ») dans la cavité péritonéale.

Ictère (Jaunisse)

Communément appelé jaunisse, l’ictère a une définition clinique, caractérisée par une coloration jaune de la peau et des muqueuses (visible au niveau des yeux), et une définition biologique, par augmentation de la bilirubine.

Elle reflète le passage anormal de bile dans le sang, puis son dépôt dans la peau. Cela arrive en cas d’obstacle sur les voies biliaires, en cas d’insuffisance hépatique ou en cas de cirrhose.

IgG

Immunoglobuline G. Les immunoglobulines sont le nom commun donné aux anticorps. Il en existe plusieurs types IgA, IgM, IgE, IgG, IgD. Les anticorps sont principalement des IgG.

Les IgG4 sont un sous-type d’IgG. Ils sont présents en excès dans la maladie à IgG4. Cette maladie est responsable d’inflammation hépatique et notamment biliaire, pancréatique et/ou rénale. Son étiologie (ses causes) est inconnue.

Immunité

Capacité à se défendre contre des molécules étrangères et notamment les agents infectieux (bactérie, virus, parasites).

Pour se défendre le système immunitaire a de multiples cartes :

  • l’immunité innée : reconnaissance « non spécifique » d’élément étranger et activation de cellules de la première ligne de défense : phagocytes, polynuclaires, cellules Natural Killer.
  • l’immunité adaptative : l’antigène étranger est présenté aux lymphocytes T et B qui  « s’éduquent »  à le reconnaitre et développent une réponse cellulaire et humorale (anticorps). L’activation de l’immunité adaptative permet également la constitution d’un reservoir de cellules mémoires, qui seront sollicitées en cas de nouvelle rencontre avec ce même antigène.

Inflammation

Réaction normale du corps en réaction à une irritation physique, chimique, biologique, mécanique. Cliniquement, on parle de la triade « rougeur, chaleur, gonflement ».

Quand l’inflammation concerne un organe interne, on s’aide de certains paramètres biologiques (augmentation des globules blancs, CRP).

Intra-hépatique

Dans le foie.

IRM

Imagerie par Résonnance Magnétique. Examen radiologique basé non pas sur les rayons X comme la radiographie et le TDM mais sur l’étude du mouvement des molécules. Elle permet une étude très précise du foie et des voies biliaires. 

Leucocytes

Les leucocytes sont les globules blancs (leuco : blanc « cyte : cellule). Ils jouent un rôle essentiel dans le système immunitaire, pour défendre l’organisme contre les infections.

Ils sont de plusieurs types :

  • les lymphocytes
  • les polynucléaires au sein desquels on trouve les polynucléaires neutrophiles, basophiles et eosinophiles
  • les monocytes

Lithiase

voir Calcul biliaire

Métabolisme

Le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui se déroulent à l’intérieur de chaque cellule d’un être vivant et lui permettant notamment de se maintenir en vie, de se reproduire (se diviser), de se développer et de répondre aux stimuli de son environnement. C’est l’alimentation qui assure le carburant nécessaire à la continuité du métabolisme.

MICI (Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin)

Maladies chroniques caractérisées par une atteinte inflammatoire de la paroi digestive. Il existe 2 types de MICI : la maladie de Crohn et la Rectocolite Hémorragique (RCH).

Dans 70% des cas, la CSP est associée à une MICI, plus fréquemment la RCH que la maladie de Crohn.

Mitochondries (définition à venir)

Nécrose (définition à venir)

Orpheline (maladie orpheline)

Une maladie orpheline est une pathologie pour laquelle on ne dispose pas de traitement efficace. La plupart des maladies rares sont des maladies orphelines.

On parle aussi de médicaments orphelins, qui sont désignés par une procédure règlementaire validant leur potentiel thérapeutique pour une maladie rare.

Ostéoporose (définition à venir)

PAL (Phosphatases alcalines)

Il s’agit d’une enzyme permettant le transport de molécules dans la cellule. Les PAL sont retrouvées dans le foie mais aussi dans l’os. L’augmentation des PAL, en association avec une augmentation de la GGT, définit une cholestase.

L’évolution des concentrations sanguines des PAL est un marqueur important de réponse au traitement dans les cholangites.

Pancréas, Pancréatite (définition à venir)

Porte, Portal, Péri-portal (définition à venir)

Prévalence

Nombre de cas d’une maladie dans une population à un moment donné, englobant aussi bien les cas nouveaux que les cas anciens. On l’exprime souvent en pourcentage, ou en nombre de cas pour une population donnée : par exemple la prévalence de la CBP en France est autour de 20 malades pour 100 000 habitants, mais cette prévalence chez les femmes de plus de 40 ans est de 1 sur 1000.

Primitive (maladie primitive)

Le qualificatif de « primitif » est accolé au nom d’une maladie quand on ne connait pas sa cause. 

Prothèse biliaire

Dispositif médical métallique ou plastique utilisé pour traiter les sténoses biliaires. Le plus souvent, la prothèse biliaire est posée par endoscopie (CPRE), parfois par voie radiologique. Dans la plupart des cas, la prothèse doit être retirée après plusieurs semaines.

Pronostic (définition à venir)

Prurit

Démangeaisons de la peau, localisées ou diffuses, entrainant un besoin de se gratter. Il s’agit d’un symptôme fréquemment retrouvé chez les patients atteints de cholangite.

Plaquettes

Les plaquettes sont des cellules sanguines permettant la première phase de la coagulation. En cas d’hypertension portale, le taux sanguin des plaquettes est diminué car les plaquettes sont «piégées» dans la rate qui est augmentée de taille (splénomégalie).

Rare (maladie rare)

Une maladie rare est une maladie dont la prévalence est inférieure à 0,05 % (5 personnes sur 10000). On estime qu’il en existe entre 5000 et 8000. Bien que chacune ne touche que peu d’individus, leur grande variété fait que le nombre de personnes concernées dépasse, en France, le nombre de malades atteints de cancer . La grande majorité des maladies rares (environ 80 %) est d’origine génétique. La plupart sont considérées comme des maladies orphelines.

Réponse (définition à venir)

Scanner

Examen radiologique utilisant les rayons X et permettant une analyse fine des organes digestifs et du foie. Son utilisation est complémentaire de l’IRM.

Sclérose (définition à venir)

Splénomégalie

Augmentation de la taille de la rate d’origine diverse (infectieuse, tumorale…). En cas d’hypertension portale, il existe une splénomégalie en raison d’une augmentation du flux sanguin provenant du foie.

Stade (définition à venir)

Stéatose (définition à venir)

Sténose biliaire

Rétrécissement du diamètre des voies biliaires. Une sténose peut être bénigne non cancéreuse (par exemple inflammatoire et fibreuse comme dans la CSP) ou cancéreuse (cholangiocarcinome). Une sténose peut être responsable d’une obstruction de l’écoulement de la bile et entrainer une jaunisse (ictère) et/ou une infection de la bile (angiocholite).

Symptome (définition à venir)

Syndrome de chevauchement (overlap syndrome)

Association d’une hépatite auto-immune et d’une cholangite, soit CSP soit CBP. Cette association survient dans 10 à 15% des CBP ou des CSP.

Transaminases (définition à venir)

Transplantation hépatique (greffe de foie)

Intervention chirurgicale consistant à remplacer le foie malade d’un patient par le foie sain d’un donneur. Lorsque la maladie du foie est très avancée, il s’agit souvent du seul traitement curatif possible. Elle est organisée et coordonnée en France par l’agence de biomédecine (ABM). Après transplantation, un traitement immunosuppresseur (antirejet) doit être pris au long cours.

Tumeur (définition à venir)

Varices œsophagiennes

Dilatations veineuses développées le long de la paroi de l’œsophage. Il s’agit d’une conséquence de l’hypertension portale. Les varices œsophagiennes peuvent se rompre et provoquer une hémorragie digestive. Le traitement des varices peut être médicamenteux ou endoscopique (ligature).

Le développement des varices œsophagiennes n’a pas de lien avec les varices des jambes.

Vésicule biliaire

Petit organe situé sous le foie permettant le stockage (et non la production) de la bile entre les repas. Lorsque des calculs se forment en son sein, on parle de lithiase vésiculaire. Ces calculs peuvent être responsables de douleurs (colique hépatique) ou d’infection de la vésicule biliaire (cholécystite) nécessitant alors son ablation chirurgicale (cholécystectomie).

LES ACTEURS DU SYSTÈME DE SANTÉ

Nombreux sont les organismes qui sont impliqués dans la « gestion » de nos maladies et de leurs conséquences. Ce lexique est là pour lister tous ces intervenants et vous expliquer quelles sont leurs missions. Nous avons ajouté quelques notions importantes pour comprendre le système de santé français.

Toutes ces organisations sont autant d’interlocuteurs pour l’association albi. Les relations avec eux sont une partie importante de notre travail, une partie dont nous ne parlons finalement pas beaucoup mais qui est fondamentale. Nous ne trouvons pas souvent matière à alimenter nos actualités avec un compte-rendu de conseil d’administration auquel nous avons participé, le résultat d’une réunion, la rencontre avec un interlocuteur ou encore l’envoi de recommandations pour un dossier, mais chacun de ces petits pas fait avancer la cause de nos maladies, pour le mieux-être des malades, pour vous.

C’est l’occasion de vous appeler à nous soutenir, par vos cotisations et par vos dons. Tout se travail demande beaucoup d’effort et de temps, fournis à la fois par des bénévoles et par un collaborateur à temps partiel que nous pouvons rémunérer (bien modestement, hélas!) grâce à vos contributions.

Cliquez sur la petite croix en face du mot pour déplier l’accordéon et accéder à la définition. Et si vous tombez sur un terme qui n’est pas là, envoyez-nous un message pour un éventuel ajout…

Affection Longue Durée - ALD

La qualification d’ALD concerne une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessite un traitement prolongé et coûteux. Les frais de santé liés à la maladie sont alors pris en charge au maximum remboursable par la Sécurité sociale (exonération du ticket modérateur). Certains frais restent à charge comme les dépassements d’honoraires, la participation forfaitaire de 1 €, la franchise médicale ou le forfait hospitalier.

Nos maladies sont éligibles à l’ALD. Un dossier doit être constitué par le médecin traitant, avec l’aide du médecin spécialiste et adressé à la CPAM. En cas de refus initial, un recours doit être effectué par le malade, dont l’issue est, sauf exception, favorable.

Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé - ANSM

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) est un organisme public dépendant du Ministère de la Santé. Il délivre notamment les AMM et veille à la qualité, la disponibilité et à la sécurité d’emploi des médicaments. Il délivre également les autorisations aux industriels ou aux laboratoires de recherche pour le lancement des essais cliniques.

albi est en contact ponctuel avec l’ANSM. albi a ainsi interpellé l’ANSM sur la disponibilité et la qualité de fabrication de l’AUDC ainsi que sur l’usage de l’excipient E171 (dioxyde de titane).

Agrément d’une association

L’agrément est la reconnaissance par le Ministère de la santé de la capacité d’une association à défendre les droits des « usagers du système de santé » (en d’autres termes, les malades) et à contribuer positivement à l’élaboration des politiques de santé.

En contrepartie de l’agrément, l’association doit effectivement mener des actions dans ce sens et notamment disposer de représentants des usagers (RU – voir ce terme) dans les établissements de santé.

Alliance Maladies Rares

L’Alliance Maladies Rares (AMR) est un collectif qui réunit environ 250 associations de patients impliquées sur les maladies rares, dont albi. En quelque sorte, AMR constitue notre syndicat professionnel.

L’Alliance Maladies Rares est l’interlocuteur privilégié des autorités (qui ne peuvent traiter individuellement avec chacune des associations), notamment au moment de la construction des PNMR.

L’Alliance Maladies Rares établit des plaidoyers ciblés ainsi qu’une communication générale sur les maladies rares.

L’Alliance Maladies Rares offre également des ressources aux associations membres (information, formation, échange de bonnes pratiques, etc.).

albi, membre actif d’AMR, bénéficie donc de ce support. Surtout, albi contribue à l’élaboration des plaidoyers et interventions auprès des autorités, en défendant sa propre vision de la situation sanitaire, des difficultés dans la prise en charge et des solutions qui pourraient l’améliorer.

Association Française pour l’Étude du Foie - AFEF

L’AFEF, association d’utilité publique, émanation de la Société Française d’Hépatologie, regroupe les chercheurs et cliniciens impliqués en hépatologie. Société savante, elle est la référence française en matière de recommandations pour la prise en charge et le traitement des maladies liées au foie. Son périmètre déborde donc largement nos seules maladies rares hépatobiliaires.

albi, en tant qu’association de malades, ne peut être membre de l’AFEF, mais entretient des relations régulières et participe sur invitation à son congrès annuel.

Association de patients

Comme leur nom l’indique, les associations de patients sont des regroupements de malades ou de proches de personnes malades, la plupart du temps sous statut d’association de loi 1901.

Souvent créé à l’initiative de quelques malades, leur premier objectif est la plupart du temps de rompre l’isolement que peut provoquer une maladie, et inciter les malades à partager leur expérience.

Il est difficile d’évaluer le nombre d’associations de patients en France. Certaines sources citent le chiffre de 15000 associations, mais il n’y a qu’environ 260 associations agréées par le Ministère de la Santé et pouvant représenter les usagers du système de santé (dont l’association albi). La base de données Transparence-Santé liste 826 associations qui ont bénéficié de subventions de la part d’entreprises du secteur (laboratoires pharmaceutiques principalement). Disons qu’il y a sans doute 2 à 3000 associations de patients ayant une activité significative.

Progressivement, et avec le soutien des autorités de santé, les associations de patients sont devenus des partenaires pour les médecins, les hopitaux et les institutions de santé. Elles assurent une diffusion de l’information sur la ou les maladies concernées, sont associés à des études cliniques, donnent leur éclairage sur la prise en charge de leur maladie. Pour les plus ambitieuses, elles financent ou co-financent des programmes de recherche.

La plupart des associations fonctionnent grâce au travail de bénévoles et subsistent avant tout grâce aux cotisations et aux dons de leurs membres. Certaines peuvent financer un ou plusieurs salariés, ce qui permet un essor important de leur activité (l’association albi emploie depuis plusieurs années un salarié à temps partiel). D’autres, concernées par des maladies qui touchent un large public, bénéficient d’une organisation importante et d’énormément de moyens.

Autorisation de Mise sur le Marché - AMM

L’AMM est l’autorisation administrative de commercialisation d’un médicament. Elle prend en compte son efficacité, sa sécurité, son rapport bénéfice/risque et sa qualité de fabrication.

Les AMM sont délivrées par l’ANSM pour 5 ans et renouvelables sans limitation de durée, sauf nécessité de réévaluation du rapport bénéfice/risque.

Assurance Maladie (CNAM - CPAM)

La Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) est un organisme administratif public jouissant d’une personnalité juridique et d’une autonomie financière. Elle agit sous la double tutelle du Ministère chargé de la sécurité sociale et du Ministère de l’économie et des finances.

La CNAM gère, au niveau national, les branches maladie (risques maladie, maternité, invalidité, décès) et accidents du travail / maladies professionnelles du régime général de la sécurité sociale.

La CNAM se déploie dans un réseau d’une centaine de caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) en France métropolitaine ou caisse caisses générales de sécurité sociale (CGSS) dans les départements d’outre-mer.

albi est en relation avec la CNAM pour défendre la bonne application à nos maladies du régime de l’ALD.

Centre de référence, Centre de compétences

Centres de référence et centre de compétences sont des labels donnés à des hopitaux qui marquent leur expertise dans certaines maladies rares. Pour nos maladies ce réseau est le MIVB-H, et vous trouverez plus de détails sur la fonction de ces centres dans ce lexique à l’entrée MIVB-H.

Education Thérapeutique du Patient (ETP)

Les programmes d’Education Thérapeutique du Patient sont une des instructions du PNMR. Ils visent à améliorer la qualité de vie du malade et à assurer une prise en charge globale de sa personne.

Après un entretien individuel, dit « bilan éducatif partagé » permettant au malade d’exprimer ses difficultés (émotionnelles, sociales, symptomatiques, …) on lui propose des ateliers répondant à ses besoins. Ces ateliers, soit individuels (ex : soutien psychologique) ou collectifs (ex : groupe de parole, gestion de la fatigue, nutrition), sont menés avec des professionnels spécialisés.

albi s’implique dans la définition et la mise en œuvre de différents programmes/ateliers notamment aux hôpitaux de Montpellier, Lyon et Villejuif (Paul Brousse).

European Medical Agency (EMA)

L’EMA est l’organisme communautaire dont les missions sont équivalentes à celles des différentes agences nationales telles que l’ANSM et qui vise à instaurer des procédures uniques, centralisées.

Aujourd’hui il devient obligatoire de s’adresser à l’EMA pour d’obtenir une AMM sur la plupart des nouvelles molécules. Les agences nationales peuvent néanmoins demander des compléments d’études ou des restrictions d’usage, avant de relayer cette AMM délivrée par l’EMA.

Surtout, les fixations du taux de remboursement et du prix du médicament restent du ressort national (en France, de la HAS). Ceci peut bloquer in fine la distribution d’un médicament dans le pays, quand l’industriel n’accepte pas les conditions qui lui sont proposées localement.

European Reference Network (ERN)

Les 24 Réseaux Européens de Référence, lancés en 2017, sont conçus pour mettre en relation les experts européens des maladies rares. Ils sont constitués de services hospitaliers labellisés, de médecins référents et d’associations. Ils travaillent à la définition des meilleures pratiques, à l’homogénéisation de la prise en charge dans les différents pays ainsi qu’à la mutualisation des essais cliniques, des bases de données et des cohortes de malades. Ils s’inspirent des réseaux et Filières de Santé Maladies Rares instaurés en France.

L’ERN Rare-Liver est le réseau dédié aux maladies rares du foie. albi est membre du Board (conseil d’administration), des sous-réseaux dédiés à nos maladies et de certains groupes de travail transversaux.

FILFOIE – Filière de Santé des Maladies Rares du Foie

FILFOIE est une organisation française qui regroupe les principaux acteurs impliqué sur les maladies rares du foie : associations (dont albi), sociétés savantes (dont AFEF), réseaux des centres hospitaliers experts (dont réseau MIVB-H), laboratoires de recherche, etc.

Les maladies rares du foie comprennent les nôtres (CBP, CSP, HAI et LPAC) mais ne s’y limitent pas (ex : atrésie des voies biliaires, thrombose portale, etc.)

Le Ministère de la santé finance une petite structure administrative chargée d’animer la mise en œuvre du PNMR, d’apporter un support aux différents acteurs (ex : formalisation des PNDS) et de coordonner leurs actions (ex : harmonisation des différents projets d’ETP).

albi est membre de la gouvernance de FILFOIE et participe à plusieurs groupes de travail.

Parallèlement à FILFOIE, il existe 22 autres Filières de Santé Maladies Rares travaillant sur d’autres organes ou maladies systémiques.

Fondation Maladies Rares (FMR)

La Fondation Maladies Rares (FMR) est une fondation de recherche scientifique. Elle intervient dans le partage et la dissémination de la connaissance sur les maladies rares. Elle finance des projets de recherche. Elle favorise les passerelles entre les chercheurs académiques et l’industrie pour le développement de thérapies innovantes. Elle vient en appui aux associations dans leur politique de recherche.

En 2021, albi a noué un partenariat avec la FMR pour lancer un appel à projets de recherche. Les thèmes de recherche, le choix final des projets lauréats et le financement sont de la responsabilité d’albi. La mise en œuvre de l’appel à projets (appel lui-même, pré-sélection des dossiers selon des critères qualitatifs internationaux, analyse des dossiers par des experts indépendants, mise en place des conventions avec les laboratoires, etc…) est assurée par la FMR.

Handicap

Le handicap est la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, menant à des difficultés psychologiques, intellectuelles, sociales ou physiques

La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) est un groupement d’intérêt public présent dans chaque département français qui fonctionne comme un guichet unique chargé de l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches. Elle prend en charge les démarches liées aux différentes situations de handicap : allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), etc…

Au sein d’albi, un binôme de bénévoles est à disposition pour vous éclairer sur le sujet.

Haute Autorité de Santé (HAS)

La HAS est une autorité publique indépendante du pouvoir exécutif ou législatif. Elle vise à développer la qualité dans le champ sanitaire, social et médico-social. Elle évalue les médicaments, dispositifs médicaux et actes professionnels en vue de leur remboursement. Elle recommande les bonnes pratiques et élabore des recommandations vaccinales et de santé publique. Elle mesure la qualité dans les hôpitaux et cliniques, en médecine de ville, ainsi que dans les structures sociales et médico-sociales.

albi est amenée à échanger avec la HAS quand celle-ci évalue les « service médical rendu » / « l’amélioration du service médicale rendu » pour un médicament ayant obtenu une AMM, critères qui permettent de fixer le taux de remboursement et négocier le prix. En effet, la HAS dans sa réflexion inclut les « contributions des associations de patients », lesquelles sont des avis motivés, étayés notamment par des enquêtes et témoignages de malades.

albi est aussi consultée ponctuellement par la HAS sur des recommandations en cours de rédaction ou à l’occasion de la certification d’un établissement de santé dans lequel l’association intervient à travers un RU.

INSERM - Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

L’INSERM – Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale — est l’organisme public français de recherche dédié à la santé humaine. La majorité de ses unités sont insérées dans des hôpitaux ou universités.

En 2021, l’INSERM représentait 45% des publications françaises dans le domaine biologique et médical. Pour le seul secteur pharmaceutique, il se positionnait comme 3° déposant européen en terme de familles de brevets actives. En 2019, l’INSERM était classé 2° institut de recheche mondial dans le secteur de la santé, derrière le NIH américain.

L’INSERM est un réel partenaire pour albi : échanges scientifiques entre l’association et les chercheurs impliqués sur des thématiques impactant nos maladies, financement (ou co-financement) par albi de projets de recherche menés dans les unités de l’INSERM ou encore formations organisées par l’INSERM à destination des associations de malades.

Maladie rare

Officiellement, une maladie est dite rare lorsqu’elle touche moins de 1 personne sur 2 000 (soit pour la France moins de 34 000 malades).

Les maladies rares étant très nombreuses (environ 7.000 identifiées à ce jour), au final plus de 3 millions de Français sont atteints par l’une d’elle et environ 25 millions de personnes en Europe.

Les CBP, CSP, HAI et LPAC sont des maladies rares.

Médicament orphelin

Un médicament est dit orphelin lorsqu’il est destiné au traitement de maladies rares.

En raison du faible nombre de patients concernés, les coûts du développement et de mise sur le marché d’un médicament destiné à diagnostiquer, prévenir ou traiter une maladie rare ne sont pas amortis par les ventes escomptées du produit. Les entreprises pharmaceutiques seraient donc peu disposées à les développer dans les conditions habituelles de commercialisation. L’Union Européenne a donc introduit une législation visant à inciter l’industrie à travailler sur ce type de traitement.

MIVB-H – Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires et Hépatite auto-immune

Le MIVB-H est un réseau qui s’intéresse aux Maladies Inflammatoires des Voies Biliaires et Hépatite auto-immune (CBP, CSP, HAI et LPAC). Le PNMR a souhaité structurer l’offre de soins et optimiser la recherche clinique en constituant, par famille de maladies rares, un réseau de services hospitaliers d’expertise reconnue.

Pour constituer ce réseau, un processus de labellisation des services hospitaliers d’hépatologie a été mis en place, avec 3 niveaux. Au sommet, un centre de référence coordonnateur, garant de l’excellence et animateur du réseau (Saint-Antoine). Puis quelques centres de référence constitutifs, qui apportent certaines compétences spécifiques (Lille, Villejuif-Paul Brousse, Grenoble). Enfin les centres de compétence qui proposent la meilleure prise en charge de proximité (trentaine d’autres CHU métropolitains et ultra-marins).

Le réseau MIVB-H est membre de Filfoie, où il côtoie deux autres réseaux attachés à des maladies hépatiques d’un autre type.

Les centres du réseau échangent continûment pour définir les meilleurs pratiques cliniques, coopérer sur les programmes de recherche clinique, partager des données épidémiologiques, voire se concerter sur un dossier médical délicat.

albi est partie prenante du réseau MIVB-H. Elle est associée aux échanges et débats internes. Elle remet des avis motivés au Ministère à l’occasion des labellisations et de la désignation des médecins responsable, représentant chaque centre.

Orphanet

Orphanet est un portail d’informations dédié aux maladies rares et aux médicaments orphelins. L’objectif premier est de faciliter le diagnostic et concourir à l’amélioration de la prise en charge des maladies rares, qu’elles soient d’origine génétique, auto-immune ou infectieuse, qu’il s’agisse de cancers rares ou de maladies sans diagnostic précis.

Orphanet développe également une nomenclature sur les maladies rares (le ‘code ORPHA’, identifiant attribué à chaque maladie), essentielle au repérage des maladies rares dans les systèmes internationaux d’information de santé et de recherche.

Orphanet a été créé par l’INSERM qui le pilote toujours, même si l’initiative a débouché sur un soutien européen puis un consortium de 40 pays.

albi échange ponctuellement avec Orphanet à propos des différents documents relatifs à nos maladies qu’il publie.

Protocole National de Diagnostic et de Soins - PNDS

Les PNDS sont une des instructions du PNMR, qui souhaitait qu’on formalise, pour les maladies rares, les meilleures recommandations de pratique clinique. Ils sont destinés aux médecins spécialistes qui prennent en charge le malade pour la pathologie, mais aussi aux médecins généralistes qui assurent le suivi courant et de proximité. Ils sont publiés par la HAS.

Les PNDS s’attachent aux éléments du diagnostic, au traitement de fond ainsi que des symptômes, aux examens de suivi ainsi qu’au dépistage des complications ou des maladies associées et enfin à l’accompagnement du malade.

En ce qui nous concerne, les PNDS sont rédigés collégialement au sein de Filfoie, avec participation d’albi. Les PNDS sur la CBP et la HAI ont été publiés fin 2021. Celui sur la CSP est attendu fin 2022.

Plan National Maladies Rares - PNMR

Les PNMR sont la formalisation d’une politique de santé en faveur des maladies rares et pilotée par la Direction de l’Offre de Soins (DGOS) au sein du Ministère de la Santé.

3 plans se sont succédés : PNMR-1 (2005-2008 ), PNMR-2 (2011-2016), PNMR-3 (2018-2022) ; Un PNMR-4 est espéré.

albi contribue au contenu de ces plans en remontant vers le collectif Alliance Maladies Rares et la filière Filfoie interlocuteurs de la DGOS pour ce chantier, sa vision des besoins et ses suggestions.

Représentant des Usagers

Un Représentant des Usagers (RU) agit pour garantir les droits des usagers dans le système de santé et contribuer à l’amélioration qualitative de ce dernier. Au sein d’un établissement, entre autres missions, il renseigne les usagers sur leurs droits, analyse les plaintes, représente les usagers dans les instances et y propose des axes de progrès. Le RU est également audité par la HAS lors de la certification de l’établissement (évaluation du niveau de qualité et de sécurité des soins, réalisée tous les 4 ans, préalable à l’exercice de l’activité).

Tout établissement de santé doit légalement disposer de RU. Ces RU sont des bénévoles, membres d’une association agréée par le Ministère de la santé. Ils sont nommés par l’Agence Régionale de Santé pour un mandat de 3 ans.

albi compte aujourd’hui 3 RU intervenant dans 3 cliniques en régions. Bien sûr, ces RU y défendent les droits de tous les usagers, et non pas seulement des personnes atteintes par nos maladies.

Service Médical Rendu

Ces notions de Service Médical Rendu et d’Amélioration du Service Médical Rendu (SMR-ASMR) sont clés dans l’évaluation d’un nouveau médicament, sa mise sur le marché et son remboursement éventuel.

Le SMR évalue un nouveau médicament de façon absolue : apporte-t-il, en soi, un bénéfice thérapeutique au malade ?

L’ASMR évalue un nouveau médicament de façon relative : apporte-t-il, par rapport aux médicaments existants, un bénéfice thérapeutique au malade ?

Il s’agit d’évaluations chiffrées en vue d’une prise en charge par l’assurance maladie et donc par la communauté nationale. Elles prennent donc en compte de nombreux critères : gravité de la maladie, effets indésirables, intérêt pour la santé publique, avis motivé des associations de patients (étayés notamment par des enquêtes et témoignages de malades), etc. Elles sont de la responsabilité de la HAS.

Le SMR est la base pour fixer le taux de remboursement du médicament par la CNAM, l’ASMR pour négocier son prix avec l’industriel.

Système National des Données de Santé

Le Système National des Données de Santé (SNDS) est une base de données médico-administrative gérée par la CNAM et consolidant :

  • les données de l’Assurance Maladie (CNAM),
  • les données des hôpitaux (base PMSI qui pointe de façon synthétique et standardisée l’activité médicale de tous les établissements de santé),
  • les causes médicales de décès (source INSERM),
  • les données relatives au handicap (source MDPH),
  • un échantillon de données en provenance des organismes d’assurance maladie complémentaire.

Le SNDS vise à favoriser les études, recherches ou évaluation présentant un caractère d’intérêt public. Il est utilisé notamment par les industriels (sur autorisation) pour leurs études de marché.

En 2020, albi a remporté un appel à projets pour étudier la prise en charge de nos maladies à travers l’information disponible dans le SNDS. Pour ce faire, albi s’est adressée à un prestataire spécialisé.

 

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